27/10/2006

 

Pas contente
Ou quand je rayonne par mon air maussade... 


J'ai pas envie de sourire aujourd'hui.
Envie de tout démolir.
Hier, tout allait bien, le gros soleil dans ma petite vie, malgré le temps maussade dehors.
Aujourd'hui, c'est le contraire.
La tempête est dans mon coeur et le soleil est dehors.

J'ai passé ma nuit à me lever pour manger.
Tout ça parce que je me suis permise de manger le reste de mon gâteau au fromage.
Erreur de ma part.
Ça s'est soldé avec une mini-crise (ou de la gourmandise, appeler cela comme vous voulez), 2500 calories dans le corps (dans les fesses ouais) et un mal de ventre terrible ce matin.

J'ai le ventre gonflé, un point au niveau de l'estomac et je suis d'une humeur de chien.
Pour couronner le tout, au bureau, j'ai de l'ouvrage pour les 4 prochaines années on dirait.
Je suis sur le bord de la crise de nerfs...

Je me hais d'avoir fait ça hier.
J'allais bien, tout allait bien, je me sentais bien, pourquoi merde fallait-il que je mange toute la nuit ?
Le pire dans tout ça... c'est que je m'en souviens vaguement.
Je veux dire... j'ai pas choisi de manger en me réveillant. Je voulais juste aller aux toilettes.
Et comme un automatisme, ma main a ouvert l'armoire, pris un restant de baguette de pain sec et je l'ai mangé. Sans me rendre compte de ce que je faisais.
Arrêt pipi.
Retour devant le frigidaire.
Fébrile, je mange un petit chocolat. Puis ouvre une Snickers et la bouffe à moitié, seule dans la noirceur de la cuisine, en bobette et en plein milieu de la pièce. Avec le furet qui vient me renifler les pieds.
Et je retourne me coucher. Sans vraiment réaliser ce que je viens de faire.

Je me réveille 1 heure après.
Va finir la Snickers.
Bois un peu de Pepsi. À même la bouteille à 2h du matin.
Sexy....

Gout de m*rde dans la bouche ce matin.
Je rayonne.
Vivement que la journée finisse.

17:16 Écrit par RubbaDucky dans Watch out ! | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

02/08/2006

Mercredi 2 août 2006

Lost in my mind
Ou quand je suis confuse et je ne sais plus ce que je veux.

 

Je ne suis pas d'une humeur radieuse aujourd'hui, malgré le courriel d'un client qui souligne à mon boss que je fais de l'excellent travail, rapide, efficace, courtois... Bref, que de bons commentaires.

Bon, ça me fait un petit velours, j'espère que mon boss en prendra note pour mon évaluation et ne recevra pas ce courriel dans son spam... Disons que ça compense pour la "pizza graphique" de la semaine passée.

La raison de ma mauvaise humeur ? 
Je me suis couchée et levée en fusil.

En colère contre mon chum qui passe son temps à se jouer avec les orteils le soir au lieu de me donner de l'affection. Je suis jalouse d'une grosse orteil. Ridicule. Mais je veux qu'il s'occupe de moi, qu'il me prenne dans ses bras, qu'il agisse comme un homme et non comme un enfant de 5 ans. J'ai besoin de me sentir... aimée ? J'ai l'impression que tout ce que je fais, c'est laver la vaisselle, le linge, faire le taxi, ramasser derrière lui et me faire picosser par une pînce à épiler. Longue histoire, pas envie d'expliquer. Je lui ai dit ce matin, mais sa réplique a été qu'il voulait pas que je sois fâchée, il travaille dur ces temps-ci et il a pas envie d'entendre chialer une fois à la maison. Cool. J'ai même pas le droit d'exprimer mes frustrations et mes désirs maintenant. Je veux un chum de 22 ans, est-ce que c'est compliqué à saisir ? L'impression qu'on n'avance plus au même rythme...

Frustrée contre le gouvernement à qui nous devons plein (trop) d'argent. Merde, ça me fait vraiment chier, j'étais sûre que je pourrais m'en sortir, mais non, la loi, bla bla, conjoint de fait... J'emmerde les fonctionnaires ! J'ai pas envie de rembourser ce que j'ai déjà encaissé et surtout, pas les moyens, juste avant mes vacances. Non, moi j'ai les moyens, pas mon chum. Ça me fâche.

Dégoûtée d'avoir mangé hier soir comme une truie. J'avais trop faim à 20h et j'ai dévoré. 2000 calories, total de la journée. Top pile. J'ai tellement l'impression que je mange trop quand j'atteins ce chiffre. J'avais faim depuis 17h et je pensais avoir calmé le monstre dans mon estomac en attendant que mon chum revienne de travailler, mais non. C'est comme si j'avais un trou sans fond. Et je me suis levée, hystérique, vers minuit, cherchant comme une folle du pain dans l'armoire, le frigidaire... J'ai finalement trouvé ce que je voulais, dans le tiroir des viandes (aucune idée pourquoi les pains hot-dogs étaient là...) et j'ai pu soulagé ce bouillonnement. Ça m'a calmé de manger, mais je me trouve quand même pathétique. Mon chum qui me demande si ça va quand je retourne me coucher. NON ÇA VA PAS ! JE ME HAIS ! JE SUIS HORRIBLE !

Confusion sur la balance. 118 ce matin à 6h, l'estomac encore brûlant d'hier (500 gr de fromage cottage, 7 galettes de riz, 4 barres tendres au chocolat). Puis retour à la maison, ménage actif, besoin de bouger incroyable, début de faim. Re-balance, 116. Euh... tant mieux. Je redeviens accro, dépendante à ce foutu objet. Colère contre moi-même d'être ainsi. Et joie de voir le fameux 116 s'afficher. Pff, ma vie est dirigée par une aiguille rouge. Je devrais essayer de la jeter, de ne plus monter dessus plus d'une fois par semaine, mais j'ai aucune volonté. Et si, et si... ? Et si quoi au juste ? Je sais plus :'(

Injustice et là, je me sens mal d'écrire cela, si mon chum lit, mais tant pis. Il retourne aux études en octobre. Moins d'argent. Ça m'angoisse. J'ai beau lui dire que tout va bien aller, qu'on va se débrouiller, je suis morte de trouille. Je sais que je vais restreindre mes dépenses, même si c'est pas moi qui va gagner moins d'argent. Je vais m'empêcher de dépenser, et me tenir au strict minimum... et j'ai peur que lui ne fasse pas les efforts. Qu'il continue de manger au resto, qu'il se paie encore plein de trucs pas si nécessaires que ça. J'ai peur. Je veux lui faire confiance et croire qu'il va aussi faire sa part des choses. Mais ça me rend un peu triste de devoir couper dans MES dépenses pour pouvoir arriver. Je vais devoir ME sacrifier. Et je veux pas être la seule à le faire. Je me sens égoîste de penser cela, je devrais avoir totale confiance en lui, mais... c'est comme ça. :(
Désolée Monsieur si tu lis cela, promets-moi que tout ira bien et que nous ferons tous les deux des efforts.


Heureusement, il ne reste que 2 dodos avant mes vacances. Je suis crevée, au bout du rouleau. Envie de dormir, je me lève le matin avec l'impression qu'un 10 roues m'a passé sur le corps. Mon corps me dit Stop, mais je ne l'écoute pas. Pff, j'ai pas envie d'arrêter. Je cours, une fois de plus, les oreilles bouchées et les yeux fermés.


Réveille-toi !
Ressaisis-toi !
bla bla bla...

Remarque...
Un gros merci à tous pour votre support !! Chaque commentaire me remonte toujours un peu le moral, c'est vrai !
Je me sens comme une enfant capricieuse et gâtée de toujours me plaindre, mais faut vraiment que ça sorte !
Je comprends maintenant pourquoi les gens font des blogs. C'est comme si on avait un mini fanclub, un groupe de soutien, on se sent important d'être lu et soutenu par de purs inconnus !! 
Bisous à tous ! xx
 

16:36 Écrit par RubbaDucky dans Watch out ! | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

25/07/2006

Mardi 25 juillet 2006

Summer spleen
Ou pourquoi ma mère m'énerve.

Lasse des commentaires mal placés de ma mère.
Ma soeur s'entraine avec moi depuis près de 2 mois. Habituellement, je vais la chercher chez elle, mais hier, c'est ma mère qui est allée la porter au gym, car je devais aller porter mon chum au travail. J'étais arrivée depuis seulement 5 minutes et j'attendais ma soeur dans le vestiaire, car je croyais qu'elle était déjà arrivée.
Commentaire de ma mère en voyant mon auto dans le stationnement :
"Oh, ta soeur est déjà arrivée. J'imagine que ça doit faire déjà 30 minutes qu'elle est là sur sa machine..."
Grrr. Connasse.
Désolée, je parle de ma mère, mais ces temps-ci, plus capable de l'endurer.

J'ai rien que ça à faire moi, aller au gym avant l'heure prévue avec ma soeur. Déjà qu'une séance de 40 minutes c'est long et pénible, je vais tout de même pas arriver d'avance et me brûler avant même que la "vraie" séance commence. Toujours ces idées préconçues, ces relants d'anorexie qu'elle lance. Elle me fait chier. Et de la peine.

Commentaire sur mon assiette quasi intacte samedi soir au resto...
"Ça feel pas ? Tu te sens pas bien ?"
Mais pas dans le genre : "Je m'inquiète vraiment."
Plutôt dans le genre : "Pourquoi tu manges pas ? Tu retombes dans l'anorexie, c'est ça ?"
Putain, j'ai mangé comme un porc toute l'après-midi et c'est la première fois que je touche presque pas à mon assiette depuis des lustres, peux-t'on me crisser patience ? Et mon chum, est-ce qu'on passe des commentaires sur son assiette à moitié touchée ??

Commentaire (dans mon dos) lors de la partie de mini-putt de dimanche : 
"J'aime ça quand elle porte ses jeans serrés. Au moins, elle les remplit maintenant. Elle devrait s'habiller serré plus souvent."
Ouais, normal que je me sentais serrée. J'étais un ballon, un ventre rempli de cochonneries de la veille. Mes cuisses étaient comprimées dans mon jean et qu'est-ce que je me sentais mal dans ma peau !! J'avais l'impression que mon corps allait faire exploser le tissu, que c'était peinturé sur ma peau.

Et c'est là que je me rends compte que je déteste avoir des vêtements à ma grandeur, serrés et ajustés. J'aime me sentir libre dans mes vêtements, sinon, je me sens comme un gros boudin. En fait, c'est à l'âge de 12 ans que je me suis sentie coincée pour la première fois dans mes vêtements... et l'été suivant, je perdais pratiquement 20 livres... Niak.


U
n merveilleux article sur mes géniteurs.
J'ai toujours clamé haut et fort que j'aimais mes parents, que je n'avais jamais eu de crise d'adolescence envers eux.
Faux.
Mes TCA sont en fait une immense et interminable rébellion envers eux. Envers leur trop grande présence, leur emprise involontaire sur moi.
J'écris ces mots et je me sens mal de les détester en partie.

Honteuse de ne pas les aimer complètement.

Je leur dois respect non ? Ce sont mes parents. Mais également des êtres humains, pas des dieux intouchables. Ils ne sont pas parfaits et moi, je les ai toujours placés sur un piédestal. Ils possèdent l'ultime vérité, détiennent toujours la bonne solution. Souvent, si je décidais d'aller contre leur choix, je me sentais terriblement mal, comme si je ne faisais pas le bon choix, que j'étais dans l'erreur. Or, souvent, la conséquence s'avérait beaucoup moins fâcheuse et désagréable que mes parents le laissaient entendre et je ne regrettais pas mon choix.

Prendre une distance face à eux, voilà ce dont j'ai besoin. Et ces temps-ci, impossible. Ils s'insinuent dans mon environnement, dans mon quotidien et j'en ai marre. Ils sont juste trop présents. Ça m'étonne de pas les voir quand je vais aux toilettes... Je vis en haut de chez mes grands-parents, alors un peu difficile d'éviter la famille. Si j'ai le malheur de ne pas leur dire bonjour et de passer un peu de temps avec eux alors qu'ils sont en visite chez mes grands-parents (lire ici, assez souvent, une moyenne de 4 jours sur 7), j'essuie des commentaires du genre "Pourquoi t'es pas venue nous dire allô?" "Tu nous boudes ?"
Meeeeeeeeerde.
Je les vois pratiquement tous les jours, qu'ils soient en bas ou non, c'est pas comme si je les voyais jamais et que j'ai besoin de leur dire toujours bonjour.

J'ai diminué aussi beaucoup les câlins et les bisous ces temps-ci quand je les quitte. Juste pas envie. :( Je sais pas s'ils ont remarqué.

J'ai 22, presque 23, je veux plus être attachée à eux comme un enfant. J'ai besoin de mon espace, ma liberté, ma vie. Je ne suis pas un ange, je ne suis pas l'enfant modèle qu'ils ont élevé. Ils ne comprendront jamais, car eux-mêmes me posent sur un piédestal, mais je le mérite pas. S'ils savaient tout sur moi, ils auraient une toute autre image de moi. Et je crois que s'il y a beaucoup de choses que je fais et qu'ils ne sont pas d'accord, c'est justement parce qu'ils sont pas d'accord que je les fais. Pas envie d'être ce qu'ils attendent de moi.
Pas envie d'être la fille sage, bien élevée, ponctuelle, disciplinée, sobre et dressée au pas.

Mais plus je me détache d'eux, plus ils renforcissent leur emprise, surtout ma mère. Questions insinueuses, enthousiasme exagéré, dynamisme mal placé... Mon père est beaucoup moins pire. Il est plus calme, plus posé, plus "normal". Il sait se montrer attentionné, interessé sans exagérer et me tomber sur les nerfs. Dire qu'avant, je n'aurais jamais décrit mon père ainsi...

Je comprends maintenant beaucoup de filles TCAiennes qui disent avoir une relation houleuse avec leur mère. Je disais toujours que c'était pas le cas pour moi, que ma mère me supportait et que j'appréciais sa présence... c'est faux encore. N'allant pas jusqu'au houleux habituel et à la totale discorde, je me rends compte qu'il y a beaucoup de comportements chez ma mère que je ne suis incapable de supporter, que je ne suis pas d'accord et que je me sens emprisonnée par elle. C'est gentil le support, mais trop, c'est comme pas assez.
Un juste milieu ? Je suis pas la seule à devoir apprendre...

Je relis cet article et je me sens mal de verser toute cette haine envers elle. Elle ne veut pas mal faire, ni me blesser, mais elle me surprotège et je me sens tellement mal. Elle veut me protéger d'avoir mal et de faire des erreurs. Mais moi, j'en veux des erreurs. J'aime ça me péter la gueule, me tromper et me démerder seule. La preuve ? Fait 10 ans que je suis malade, c'est sûrement pas pour le fun. Je suis malade parce que je suis la seule à pouvoir me démerder de ça. C'est à moi cette maladie. Drôle....

Ma soeur part pour Montréal dans quelques semaines et je l'envie. Loin de tout, elle va être vraiment seule. Pas obligée de voir les parents à tous les jours. C'est moins qui va en écoper sûrement, ils vont se rabattre sur moi et me confier à quel point ils se sentent mal touts seuls, qu'ils s'ennuient de nous, bla bla bla. Pas envie d'entendre ça. Et moi je vais me sentir coupable de pas les voir assez souvent, me sentir coupable parce qu'eux s'ennuient, comme si c'était de ma faute.

Grandissez ! On devient des adultes. On est grand maintenant. On peut se débrouiller seul.

16:46 Écrit par RubbaDucky dans Watch out ! | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |