02/08/2006

Namour

Monsieur...
merci d'avoir appelé.
Je t'aime fort.


Monsieur a appelé au bureau. Il est inquiet sur notre relation. Il m'aime fort. Il ne veut pas qu'on se laisse. Il s'excuse. Il a peur. Comment je peux rester fâchée ? Moi non plus je veux pas qu'on se laisse, mais il y a des choses qui doivent être dites et mises au clair. On va parler. Je veux plus être traitée seulement en amie.

Mais l'entendre me dire qu'il tenait à moi et que ça le mettait tout à l'envers, qu'il a pensé sans arrêt à ma mauvaise humeur de ce matin. me fait chaud au coeur et je vois qu'il m'aime vraiment. Moi zaussi je l'aime fort.

 

19:40 Écrit par RubbaDucky dans Sweet love | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

24/05/2006

Je t'aime

Message spécial en l'honneur de mon Monsieur.

J'ai beau souvent me plaindre de son comportement immature, de ses conneries, de son obsession de WoW... je l'aime quand même.

Parce que c'est une des rares personnes avec qui je me sens toujours moi. Je n'ai pas à jouer de rôle avec lui, je peux être moi à 100% et ne jamais me sentir de mal à l'aise ou complètement conne. Je lui dis tout ce qui me passe par la tête (ou presque) et lui fait de même. La routine s'est peut-être installée, mais elle n'apporte pas que du négatif. Je me sens comme chez nous avec lui. Je suis aussi à l'aise après 2 ans de vie commune avec lui que si j'étais à la maison avec mes parents. Et ça, je trouve cela vraiment spécial et unique, parce que je suis quelqu'un qui a de la difficulté à vivre avec les autres. Je n'aime pas sentir qu'on est dans mes affaires, que je dois sacrifier certaines de mes occupations parce que je ne suis pas seule. Or, avec Monsieur, je ne me sens pas envahie, je me sens seulement accompagnée, comme s'il y avait un autre moi qui vivait avec moi. :)

Et je ne pourrais pas me passer non plus des doux réveils, où Monsieur se lève avant moi et entreprend de me réveiller avec des câlins, en jouant avec mes cheveux ou avec mes orteils. Bon, je me réveille en bougonnant et en chialant, mais c'est pour la forme, parce qu'il n'y a rien qui réveille mieux. Je suis à moitié endormie, trop paresseuse pour ouvrir les yeux et je me laisse dorloter. :)

Nous avons également notre propre langage. Des mots que nous avons créés d'ici et là, des insides, des mots d'amour qui sont vraiment cheesy ou enfantins, mais qui sont à nous, qui nous apporte un degré d'intimité et de profondeur dans notre relation. Comme j'ai signé un accord avec Monsieur, je ne peux divulguer notre petit dictionnaire sous peine d'être durement réprimandée ;)

Je note aussi l'immense patience de mon chum. N'importe quel gars aurait longtemps pris la porte et m'aurait laissée seule, incapable de supporter une fois de plus mes petits caprices TCA-iens.

"Non, mets pas autant de beurre dans la poêle..."
"Est-ce que tu peux acheter le light svp ?"
"Euh... oui, j'ai mélangé le yogourt avec du fromage cottage, des céréales et des fraises... pis après ??!"


Je l'admire d'endurer tout ça sans trop m'en vouloir et de continuer de me supporter malgré toutes les crises que j'ai faites parce que la balance n'indiquait pas le poids que JE voulais ou parce que le repas n'avait pas été préparé à MA façon. Des fois, je me dis que j'ai été trop loin, que là, il va m'en vouloir, qu'il va baisser les bras... mais non. Il revient, avec son sourire et ses paroles si justes et pleines de bon sens; il me remonte le moral en dédramatisant ma crise nocturne et ne me pose jamais de questions si je laisse mon assiette à moitié mangée. Il est mon chien de garde, mais n'empiète jamais sur mon territoire. S'il s'inquiète vraiment, il va me faire remarquer le comportement qui l'agace, sinon, il laisse couler la rivière.

Comment peut-il tant me comprendre, alors qu'il n'a pas de TCA ? Il mange on ne peut plus normalement, laissant sa faim dicter ses envies et ses repas, il ne se pose aucune questions sur son poids et est tout sauf physique. Comment peut-îl alors saisir tout le mal que je ressens, toute la confusion ? Et que moi, de mon côté, je saisis aussi bien ses angoisses existentielles, son mal à lui, ses peurs ? On ne présente pas les mêmes symptômes, mais la maladie qui nous habite est sensiblement pareille selon moi. C'est pourquoi on peut parler le même language sans avoir appris.

Pour lui, c'est la drogue, sa dépendance, son obsession. Moi c'est la bouffe. Il consommait pour oublier le monde dans lequel il vit et pour se créer une nouvelle image de soi parce que la sienne ne lui convenait pas; je crise ou je jeûnais pour les mêmes raisons.

Parce que, de mon point de vue, les alcoolos, les toxicomanes, les maniaco-dépressifs, les TCA-iens sont tous pareils : on souffre, mais notre façon d'exprimer cette souffrance est différente. Mais on a tous besoin de quelque chose pour oublier, se sauver, "s'épanouir" : la drogue, la bouffe, la cigarette, l'alcool, le suicide, les scarifications...

Mon chum, c'est mon âme soeur. Je ne le connaissais que depuis très peu, et je lui avoué tout de suite que j'avais des problèmes avec la bouffe. Il a fait de même pour la drogue. Sans gêne, sans honte... et nous nous sommes vite retrouvés dans les bras de l'un et l'autre en pleurant à chaudes larmes... parce que ça fait du bien de trouver quelqu'un qui nous comprend, qui ne juge pas et qui est prêt à t'épauler dans tes épreuves.

On grandit ensemble, on s'aide, on se construit. Je veux être meilleure pour lui, il veut être meilleur pour moi. On veut faire le maximum pour que l'autre soit heureux. On a de petites pensées spéciales : une fleur de temps en temps, un message griffoné à toute vitesse et laissé sur le coin de la table pour l'autre qui passe la soirée seul... C'est simple et quétaine, mais ça met un rayon de soleil dans ma journée lorsque j'arrive le soir, qu'il est au travail et que je lis ses conneries et ses dessins absurdes. C'est presque comme s'il était là. Et s'il est de nuit et que je regarde la télévision seule, j'ai toujours le réflexe de me tourner vers sa place habituelle et de lui lancer un commentaire... alors que la place est vide.

C'est con, des fois, je me dis que comparé à d'autres couples, on est beaucoup trop ensemble. Mais est-ce qu'on est comme les autres couples de notre âge ? Certains diront peut-être que nous sommes vieux jeu, que nous vivons comme nos parents, moi je trouve pas. On est sérieux dans notre relation, on est en train de construire quelque chose de magnifique ensemble, car depuis 2 ans, nous n'avons pas cessé de nous améliorer. Oui, il y a toujours de durs moments, des mois où ça ne va pas, mais on ne baisse par les bras pour autant.

Et donc, malgré mon coup de gueule d'hier, mon Monsieur, je l'adore et contre rien au monde je n'échangerais un ami de cette qualité-là.

Love...

02:10 Écrit par RubbaDucky dans Sweet love | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |