23/10/2006

 

Uh ?
Ou peut-on être pro-ana ?

le jour où j'ai décidé de devenir pro-ana...
Lorie, désolée si mes paroles vont être crues et peut-être te blesser, mais je trouve bien drôle quelqu'un qui vient sur un blog de TCAien pour demander comment fait-on pour devenir pro-ana...
Si seulement tu savais... je ne suis pas et je ne serai jamais une pro-ana, pour la simple et unique raison que je n'encourage pas du tout les troubles alimentaires et que je conçois mal comment on peut être pro-telle-maladie. Y a-t-il des pro-cancers ? Non...

On ne décide pas un jour "Tiens, et si je devenais anorexique ?"
Ça te tombe dessus et tu réalises un jour "F*ck, je suis anorexique. F*ck, je sais plus manger normalement." Tu perds tes cheveux, tu as toujours froid, tu ne veux plus être avec personne, tu ne penses qu'à tes foutues calories et à la nourriture. Quelle vie enviable n'est-ce pas ?

Des trucs pour maigrir rapidement ? Oh, j'en connais, mais je ne dirai rien ici, On sait tous comment perdre du poids de façon saine : changer les habitudes alimentaires et faire de l'exercice quotidiennement. Voilà la solution miracle, il n'en existe pas d'autres..Si tu te sens mal dans ta peau tout à coup, demande-toi la raison de ce changement et surtout, si une perte de poids aiderait vraiment. Le bonheur ne vient pas avec les kilos en moins. Désolée...

tranche de mie rubbaduckienne
Hier, j'ai passé la journée avec ma soeur et Monsieur, les deux seules personnes auxquelles je confie tout, avec qui je m'ouvre totalement. Nous sommes allés à La Ronde, il faisait un froid automnale, limite hivernal (il avait neigé la veille), mais c'était plaisant quand même. Les pieds congelés, les oreilles en glaçon et le nez rouge, j'appréhende l'arrivée de l'hiver. J'aime pas avoir froid.

Pas envie de criser, poids revenu à la "normale" en une semaine (niak, niak respectable 116), je nage dans une petite bulle de bonheur... pour combien de temps ? Hum, je souhaite une certaine accalmie pour quelques mois...

Aujourd'hui, dimanche, CV time pour Monsieur, à la recherche d'un nouvel emploi parce qu'il retourne à l'école la semaine prochaine. Et moi, popote time, j'ai fait un gâteau au fromage aux fraises et j'attends avec impatience de pouvoir y gouter. Objectif de la journée : en manger une petite partie seulement, sans criser et ne pas faire sauter le comtpeur à calories. J'ai même mangé de la pizza pour souper, chose très rare parce que... parce que :), en suivant ma faim.

le jour où j'ai décide de m'accepter et de me permettre le bonheur...
Je me sens bien. Je suis heureuse ce week-end. Je me sens légère, fière de moi.
J'ai beaucoup réfléchi. Sur ce que je suis comme personne. Ce que je souhaite être. Sur ce que je sais faire, ce que j'ai accompli. Et je réalise que je suis quelqu'un de tout de même assez fort, qui a réussi pas mal tout ce que j'ai entrepris avec succès. Je veux pas me vanter, ni me penser meilleure, mais je me rappelle ce que ma psy m'avait dit il y a près de 2-3 ans, au début de nos consultations. Que je pouvais affirmer mes forces et mes atouts, sans pour autant me vanter et me penser supérieure, que c'est seulement reconnaître qui je suis, ce que je veux. J'avais oublié cette parole de sagesse...

Je veux souvent être quelqu'un que je ne suis pas. Pourquoi ne pas m'accepter comme je suis ? Est-ce que je suis si mal que ça ne vaut pas la peine d'être qui je suis ? J'ai un Monsieur, une soeur dont je suis très proche, un bon boulot, plein de personnes qui sont heureux de me croiser... qu'est-ce que je veux de plus ? Pourquoi est-ce que je veux toujours plus, aller plus loin, repousser les limites ?

Pourquoi je joue avec mon corps ainsi ? Parce que j'aime repousser ma limite, soit en me privant incroyablement, soit en mangeant beaucoup trop. J'aime sentir mon corps me lancer des signaux de détresse, me dire stop, avoir mal. J'aime m'entrainer jusqu'à que ce que mes jambes ne puissent plus avancer. J'aime resentir un état de faiblesse, de vide, de trop-plein, de high, de down...

Et je veux tout, tout de suite.

00:10 Écrit par RubbaDucky dans Tranche de mie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

20/10/2006

 

Tranche de v(m)ie
Ou comment faire fuir la pluie d'automne

ciao baby
Je suis allée retourner mon stepper hier soir..
Bon débarras, il valait rien. Et ça me fait des sous de plus dans les poches.
J'avais envie d'acheter un vélo stationnaire à la place, mais il était beaucoup plus cher et je me suis dit que bouger mes fesses pour aller au gym était meilleur pour moi que de m'enfermer dans mon salon.
Et Monsieur tenait tellement à prendre une photo de moi sur mon stepper... je préfère lui enlever la tentation !

une RubbaDucky BNV svp
Merci I. pour ton comm. :)
J'avais encore les deux dans le même trou quand j'ai lu ton message hier matin et ça m'a mis un petit rayon de soleil dans ce début de journée brumeux.
À croire qu'on vit tous la même galère avec ces foutues TCA...Ça ne me rend pas heureuse de lire cela, mais en même temps, ça me réconforte, de penser que je suis pas seule là-dedans et que ce que je vis est réel, pas juste un caprice de ma part ou une mauvaise impression.

Est-ce que tu réussis à mieux contrôler les crises ?
Pour ma part, je trouve ça un peu difficile d'admettre que je suis maintenant boulimique à mes heures. Comme si la boulimie, c'était sale, mauvais, lâche... tout le contraire de l'anorexie. Peut-être est-ce pour cela que je suis encore fascinée par la maigreur, j'envie ce contrôle qui en découle...
Je me rappelle quand je parlais de mes TCA avec un de mes patrons... Il me dit que j'ai l'air d'aller beaucoup mieux maintenant, que ça a du être difficile d'avoir été boulimique après avoir été anorexique. Le mot m'a choqué. Je suis restée quelques instants sans mot, le mot boulimique raisonnant dans mes oreilles. La vérité. La choquante réalité. Pourtant, c'est pas comme si je considérais mes crises comme un comportement normal. Mais dans ma tête, je me disais que j'avais craqué, que c'était du grignotage intensif...
Faux.
Un grignotage excessif de 5 000 calories ?
Pfff.
Ne te mens pas ma chouette, tu es boulimique. Une BNV, en jargon TCAien.

Desperate Girl, je te comprends, moi non plus je ne pourrais jamais me faire vomir, même si des fois, je me dis que ce serait une solution facile.
Facile, mais dégoûtante et encore plus mauvaise pour la santé.
Je préfère me tuer au gym pendant 1 semaine pour perdre le poids que de vomir.
Je ne prends pas de lexatifs, pas de gélules pour couper la faim... Dans ma folie, je suis encore lucide quelques fois. J'i des moments de faiblesse, de désespoir, où je cherche le produit miracle pour perdre rapidement, pour couper la faim, pour augmenter le métabolisme... je trouve, mais à quel prix ! Je craque des fois, achetant un de ces produits soi-disant miraculeux... et je lâche après quelques jours, ne voyant pas un grand changement et maudissant ma naïveté.

Tout le monde le sait, il y a une façon saine et normale de perdre du poids ou de le maintenir et ça s'appelle une bonne alimentation et de l'activité physique...


Marc
, crois-tu réellement avoir des problèmes alimentaires ?? :S
Ce que j'ai écrit, je crois que bon nombre de personnes peuvent s'identifier à cela sans nécessairement avoir un rapport malsain avec la nourriture...
Si tu veux en parler, ça me fera plaisir de t'écouter pourquoi tu crois cela... Pas que je sois d'une grande aide, mais confier ses craintes peut parfois soulager un certain poids (haha quel jeu de mots)...

hey toi, t'es belle
Mercredi soir,
Retour à la maison, 17h30.
Pluie dehors, cheveux frisés, ouach.
Vaisselle sale, je déteste cette tâche.
Monsieur qui me dit comme ça alors que j'ai les mains dans l'eau sale: T'es beeeeeelle !

Niak, niak, je fonds.
Vive la vaisselle sale.

16:55 Écrit par RubbaDucky dans Tranche de mie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/10/2006

 

Step by Step
F*k les achats par Internet


haha, connasse
Mouais, j'ai reçu mon super stepper.
Bah, ça vaut ce que ça vaut : pas cher
Je suis un peu déçue, je m'attendais pas à un stepper comme au gym, mais je m'attendais quand même à mieux, à quelque chose qui fait plus travailler.
Là, j'ai l'air d'une petite mémère qui fait ses exercices, c'est vraiment smooth et j'ai pas l'impression que cela va me satisfaire en cas de crises...

Ou c'est moi qui est trop habituée à suer et à travailler plus fort, mais sincèrement, je pense pas que cela va m'apporter un réconfort en cas de dérapage important... à moins que j'y passe la journée...  |:-S

Parlant du gym, ça m'énerve, y a toujours quelqu'un sur MA machine et je me retrouve à courir pendant 40 minutes. Et quand elle se libère, la personne la passe immédiatemment à son ami... maudits vieux qui viennent s'entrainer et qui se tiennent entre eux !
Ok, c'est meilleur pour moi, ça me fait travailler plus fort, mais j'aime bien lire mon journal pendant que je fais ma séance, bien "tranquille" sur mon stepper.
Mettons que je vais être en forme olympique si je continue comme ça... et que j'aurai plus de genoux et que je vais me taper une périostite dans les 2 prochaines semaines. Quand j'arrête de courir, c'est bien à cause que mes jambes ne peuvent tout simplement plus bouger et non parce que je suis crevée ou à bout de souffle. Je déteste quand mon corps ne suit pas, je veux toujours pousser plus loin et c'est comme un obstacle à mon ambition. Je sais que je ne peux pas toujours pousser mon corps à ses limites,  que si j'ai mal, c'est un signe que mon corps m'envoie pour me dire d'arrêter, mais j'adore faire ça, passer outre la douleur. Je rentre alors dans une petite bulle de semi-euphorie, de puissance, baladeur sur les oreilles, les yeux rivés au loin et la tête vide de tout.


foutues règles
J'ai encore mes règles. En plus d'être une semaine d'avance, elles persistent pour une deuxième semaine, ce qui m'écoeure au plus haut point. Je prends la pilule, donc je devrais être réglée correctement, mais non. Mon système est complètement à l'envers, heureusement j'ai rendez-vous avec mon médecin la semaine prochaine. Je ne sais pas ce qui peut causer tout ce déséquilibre. Je n'ai pas perdu de poids, je suis moins stressée... j'imagine que ma glande thyroïde fait encore des siennes et que mon dosage n'est pas assez fort.

week-end...
Mon week-end a été terrible. Côté bouffe je veux dire. :)
Moi qui m'étais promise de ne pas criser du tout, j'ai complètement tout foutu en l'air.
Samedi, j'avais réussi à bien tenir le coup en matinée.
Levée de bonne heure, j'ai mangé une pomme avant d'aller à mon stage de danse. Et durant la pause, la moitié d'une barre Mars, que j'ai terminée à la fun du stage vers 14h.
J'étais tout fière de moi, d'avoir écouté ma faim pour une fois et pas mangé par habitude.
Arrivée à la maison, je descends voir mes parents et mes grands-parents et Mlle Mia s'installe. Je grignote une réglisse... puis un chocolat. Je tente de limiter les dégâts et me met à boire du 7up diet. Je fais mes réserves de chocolat (connasse...) et je monte chez moi pour souper. Monsieur et moi se préparons un petit souper. Je gère bien.
Puis la soirée s'installe et Mia revient en force.
Je mange chocolat, pain et Cheez Whiz, Jell-O, galettes de riz... Et du fromage, encore et encore plus. Me lève la nuit pour continuer. 3300 calories. Pfff

Dimanche, je suis courbaturée du cours de danse de la veille et je ne peux même pas me retourner dans le lit. Je ne vais pas au gym, trop mal partout et décide de sacrer cette journée : Journée officielle d'hyperphagie RubbaDuckienne.
Je commence donc la journée à 10h avec un gros bol de Muslix, lait au chocolat, yogourt et melon, avec des cubes de fromage. Équilibré, ouais, mais les calories sur la boîte des céréales me font flipper.
On va faire quelques commissions et en revenant, à 13h30, je me fais 6 biscuits soda avec plein de beurre d'arachides. Le compteur monte.
On décide d'aller se promener, je m'arrête au dépanneur et m'achète un gros sac de bonbons que je grignote sur le chemin. Je compte même plus, c'est désespérant. Je commence à me sentir dégueulasse et de regretter de manger autant. Mais c'est trop tard, j'ai commencé, autant finir cette journée avec l'estomac trop plein.
De retour à la maison, mes parents sont (encore) en bas, je descends les voir. Je me pique 3 biscuits au pépites de chocolat et une gauffre au chocolat pour ... pour rien dans le fond, j'ai pas faim. J'ai envie d'une clope, je me retiens. Mes parents nous invitent au resto, je mange tout mon repas avec "appétit", propose un dessert à 2 avec Monsieur. Heureusement, il le dévore presque tout, me laissant la crémage et la crème glacée. J'ai mal au ventre, je me sens grosse.
De retour, je m'installe devant l'ordi pour mettre à jour mon portefolio car j'applique pour un contrat. Avec le reste de mon sac de bonbons. Évidemment.
Ensuite, je descends au dépanneur au coin de la rue pour acheter de "la gomme", mais finit par acheter un brownie et un gros biscuit au chocolat. Je suis sans contrôle.
Full Metal Alchimist, dvd 3 et 4.
Je mange ce que j'ai acheté au dépanneur.
Fini la moitié de la baguette de pain avec le quart du pot de Cheez Whiz. Je prends un break, mon estomac va éclater.
30 minutes après, je mange des Cheetos, je grignote du fromage et je mange 2 barres de céréales. Une autre pause.
5 galettes de riz.
Ok, j'en peux plus.
J'arrose le tout de coke diet, de lait au chocolat et lait normal. Je vais faire péter la balance et le compteur.
J'ai des reflux, je me sens vraiment horrible. Vivement que la journée finisse...
Minuit : finir le fromage.
Ouf.
J'en ai marre de manger...

Hier matin, beau 122 sur la balance.
Et l'estomac à l'envers pour le reste de la journée. Je n'ai eu faim que vers 16h, l'estomac complètement congestionné, les cuisses serrées dans mon jean.
J'ai eu la force de faire 40 minutes de course et de ne manger que 950 calories. Et même pas levée durant la nuit.

Je ne comprends pas, je comprends rien. Tous les jours devraient être des jours de semaine. Je déteste officiellement les week-ends.

16:17 Écrit par RubbaDucky dans Tranche de mie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |