26/07/2006

Mercredi 26 juillet 2006

SexyBack
Ou quand j'essaie de pas penser au travail.

 

Les oreilles remplies de musique à plein volume, je tente de me changer les idées. Ma cliente préférée (c'est de l'ironie bien sûr) a détesté, mais vraiment démoli mes maquettes. Je ne comprends plus rien. J'étais persuadée d'avoir bien compris quel style graphique elle voulait, mais on dirait que je ne réussis juste pas à saisir. Peut-être qu'on parle pas le même langage... Bref, elle a annulé la réunion d'aujourd'hui, appelé mon boss pour lui dire que c'était "une pizza graphique" (ce sont ses mots) et qu'elle était très mécontente.

Wow... jamais une cliente a été aussi insatisfaite de mon travail. Habituellement, après 2-3 essais, je vise juste et le client approuve les maquettes. Mais là, avec plus de 200 heures passer à maquetter, à faire de la recherche et du développement d'une quinzaine d'écrans, Madame décide que c'est toujours pas à son goût et dénigre totalement mon travail. Euh... je me suis basée sur ses esquisses et ses collages afin de reproduire ce qu'elle voulait, mais je crois que j'ai manqué quelque chose à quelque part. Bref, j'ai juste plus envie de retoucher à ce foutu projet. Je comprends que c'est possible que je sois totalement dans le champs, mais je ne sais juste plus vers quel style me lancer.

Et comme tout va bien aujourd'hui (encore de l'ironie...), mon auto a décidé qu'elle brisait... encore. Cette fois-ci, y a de la fumée qui sort de mon volant. La joie totale.
J'ai pas osé la reprendre encore, mais j'ai appelé le garage et pris rendez-vous demain.
Et dire que je voulais m'éviter des problèmes en achetant une voiture neuve...

Je suis tout de même de meilleure humeur... Me vider le coeur depuis 3 jours a fait du bien.
Y a juste le foutu chiffre sur la balance qui s'entête à rester coller.
J'ai mes règles, ça doit compter...
J'ai mis le pain dans le congélateur, alors plus d'excuses de me lever la nuit et vouloir aller en manger, il est congelé et pris dans une brique ! Aux grands maux les grands moyens.
Et j'ai remis mes jeans aujourd'hui... elles sont encore serrées (la coupe est faite ainsi quand même), mais au moins, mes cuisses peuvent respirer. Dire qu'il y a 1 mois, je commençais à flotter dans mon 28...
C'est un peu normal aussi qu'avec les méga crises que je me tape depuis un bout que je prenne un peu...
Mon chum s'entête à dire que c'est du muscle, avec tous les exercices que je fais, mais bon...

Stop !
J'avais dit que je ne parlerais plus de mon poids, de la bouffe, etc. :)


Et encore merchi
à tout ceux et celles qui laissent des messages, c'est gentil :)

Je vous laisse avec une photo de moi et mon furet :)

 

21:20 Écrit par RubbaDucky dans Tranche de mie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

21/07/2006

Vendredi 21 juillet 2006

Enfin vendredi 
Je suis soulagée, la semaine est déjà terminée...

Je vais pouvoir penser à d'autres choses pour 2 jours. ¨
Laisser de côté toutes mes angoisses, mes peurs de ne pas arriver à temps.

Je sais que lundi, rien n'aura disparu miraculeusement, mais je vais avoir eu 2 jours pour décompresser et peut-être trouver une quelconque inspiration... :)


Vivement les vacances,
le décompte est commencé officiellement :
[
14 dodos ]



M
on moral va un peu mieux aujourd'hui.
Mon humeur est tellement changeante depuis quelques temps, je suis une vraie tornade d'émotions.
Mouais, y a les SPM aussi qui aident pas...

Ma balance m'indique 115 aujourd'hui, ça va, je suis enfin retourner à mon poids de croisière. Étonnament, j'ai fait une semaine "normale" côté calories, une jolie moyenne de 1700 par jour (en comptant le grignotage de nuit). Mais j'ai tellement fait d'activités physiques... au point tel que j'en ai mal aux jambes, ce qui ne m'était pas arrivé depuis très longtemps, mon corps étant habitué à la routine que je lui imflige chaque jour.

Je me suis regardée à nouveau dans le miroir ce matin.
Pourquoi hier j'avais l'impression que j'étais une baleine... ? 
J'ai même pris des photos de moi, sous tous les angles, de côté, de face, de 3/4... Non définitivement, je ne suis pas grosse, je suis toute petite, et je crois que si j'atteignais les 105 lbs (nombre qui m'envoûte pour je ne sais quelle raison, symbolique je crois, c'est le poids que j'ai atteint avant de tomber dans l'anorexie et auquel une fille m'avait dit : "Wow, t'es vraiment bien faite toi, je pensais pas !!"), je serais un peu trop maigre.
Déjà que mes poignets sont très minces, on voit l'os de mes hanches et un peu de ma cage thoracique... J'aime voir et sentir ces os, je sais, c'est malsain, mais toutes celles qui ont des TCA vous diront à quel point c'est jouissif passer sa main sur ses hanches et sentir l'os pointer sous les doigts... Sigh...

Je ne comprends pas ce jeu qui se déroule trop vite dans ma tête, je veux me retirer.

Et j'ai remarqué un truc tout à fait ridicule, mais qui prouve à quel point mon estime de soi est nulle.

Si je me regarde dans le miroir et que je me dis que c'est moi,
je me trouve plein de défauts, ventre trop gros, cuisses larges, hanches trop apparentes, bras mous, etc...

Si je répète le même exercice, mais cette fois-ci en ne regardant que mon corps (je me cache le visage) et en m'imaginant que je regarde quelqu'un d'autre, 
je me trouve jolie, mince, bien faite, proportionnée.

Cherchez l'erreur...
Juste le fait de penser que c'est quelqu'un d'autre et voilà que tous les complexes s'envolent et je voudrais être comme ce que je vois. C'est complètement con, C'EST MOI !!

Tu as raison Save, on est des éternelles insatisfaites, incapable de voir ce que nous sommes réellement, se rabaissant automatiquement...  Pourquoi ?
C'est pas comme si j'avais manqué de commentaires positifs dans ma vie, j'ai toujours été complimentée et je le suis encore souvent (pas juste sur le plan physique). Mais je continue de douter, crois que les autres le disent pour ne pas me blesser. À croire que j'aime me plaindre et me faire booster l'ego par les autres... c'est faux. Je déteste me plaindre. Je déteste quêter l'approbation des autres, je déteste dépendre des autres, mais on dirait que c'est la seule façon de gagner un peu de confiance en moi. Habituée à être soutenue et encouragée, si je me retrouve seule face à moi-même, je suis incapable de voir qui je suis vraiment
.

C'est quand même mieux qu'avant, je ne suis pas démolie au moindre commentaire négatif, mais lors des périodes instables et de stress (comme présentement), j'ai de la difficulté à garder la tête haute et d'avancer quand même.

Merci pour votre soutien et je vais tenter de retrouver la forme et le sourire avec un weekend de soleil, de piscine et de câlins avec Monsieur (en congé !!).

17:17 Écrit par RubbaDucky dans Tranche de mie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

18/07/2006

Mardi 18 juillet 2006

Je réfléchis
Sur moi, sur ce que je suis...


J
e me suis toujours considérée différente des autres.
En grosse partie parce que j'accorde beaucoup d'importance à ma famille. Je réfléchissais à tout ça vendredi soir, en revenant de la soirée passée avec ma soeurette...

En général, les jeunes ont beaucoup d'amis, aiment sortir avec eux, aller prendre une bière, aller à la plage ensemble, etc. 
Pas moi.
Oui, j'aime sortir, j'aime voir mes amis de temps en temps, mais si j'ai à me confier ou si j'ai un projet ou une activité de prévu, je ne pense jamais à les inviter. Je vais penser à ma soeur bien avant eux, parce que je sais qu'avec elle, je vais avoir du plaisir assuré, que je ne serai jamais mal à l'aise ou gênée de faire quoi que ce soit.

Avec mes amis, c'est pas pareil. J'ai quelques fois l'impression d'être un alien, de ne pas venir de la même planète qu'eux. Parler de l'existence humaine ou de valeurs, avoir une vraie conversation sérieuse et profonde, il y a très peu de gens que je connais qui sont intéressés de discuter de ça. C'est bien amusant potiner et parler du beau temps, mais ça manque souvent de profondeur, c'est très superficiel. Je suis peut-être trop sélective dans le choix de mes amis, mais j'en ai très peu avec qui je me sens vraiment à l'aise et pour moi, c'est important de pouvoir parler de ce qui me tient à coeur sans me sentir comme une étrangère.

Or, je connais plein de monde. Que j'aille au cinéma, au resto ou faire mon épicerie, je connais presque toujours quelqu'un. Mon chum trouve ça vraiment étonnant que je connaisse autant de personnes, car je suis une personne en apparence très timide, très renfermée. Je connais beaucoup de gens, mais combien parmi eux sont vraiment des personnes importantes pour moi, de vrais amis ? Très peu. Je suis difficile d'accès, je m'ouvre difficilement aux gens. Je suis souvent un mystère... ou j'aime à croire que je le suis.

Avec ma famille, je peux être qui je suis. Très proche des membres directs de ma famille, je leur fais beaucoup plus confiance qu'à mes amis. Est-ce que c'est malsain ? J'ai longtemps cru que c'était pas normal d'être ainsi. Mais j'ai été élevée comme ça, supportée par mes parents, épaulée par ma soeur et gâtée par mes grands-parents. Je ne peux pas leur faire de peine, les décevoir, sous peine de me sentir terriblement coupable car je leur dois tant. Avec mes amis, je m'en fous. Un de plus, un de moins, je préfère être seule qu'entourée de gens hypocrites ou superficiels. Peut-être aussi que c'est moi qui voit les autres ainsi... mais j'ai été souvent rejetée ou blessée par les autres, donc leur faire confiance est difficile pour moi.

Je rêve souvent de popularité. De devenir une grande star. Mais ce profil ne m'irait pas. Je suis beaucoup trop réservée pour pouvoir endurer les soirées, les sorties, les nouvelles rencontres. J'aime ma petite tranquilité, mon petit monde stable et en qui je peux avoir totalement confiance. Je suis une petite fille malgré mes 22 ans, une petite fille qui aime être dans le confort de son salon, mais qui se sent obligée d'agir comme les autres jeunes de son âge et de sortir. Je suis donc toujours déchirée : être moi ou être ce que la société attend de moi ?

N'avez-vous pas l'impression quelques fois qu'il y un profil type véhiculé par les pubs, les magazines, qui nous dit qu'à 22 ans, on est jeune, on est beau, on s'amuse, on baise, on consomme ? Difficile de résister à cette image alléchante de la jeunesse.
Mais que fait-on si on ne croit juste pas en ces "valeurs" ?
Pourquoi est-ce la norme d'être ainsi ?

Je suis une fille tranquille, rationnelle et profonde. Je ne corresponds pas aux critères d'une jeune fille de mon âge, je ne l'ai jamais été. On disait toujours que je faisais beaucoup plus vieille que mon âge. Je l'ai longtemps vu comme un genre d'handicap. Plus maintenant. Je suis fière de pouvoir réfléchir, d'être différente. J'aime m'amuser moi aussi, c'est sûr, mais dans une certaine limite. J'ai mes petits vices, comme tout le monde, mais jamais je ne laisserai ces vices nuire gravement à mon travail ou à ma santé.

Peut-être que cet attachement à la famille est une source de mes problèmes, parce que je deviens dépendante de leur soutien, peut-être pas. Quoiqu'il en soit, plus j'accepte qui je suis comme personne, mieux je suis dans ma peau. Rien ne sert de lutter contre notre naturel et tenter d'être quelqu'un d'autre. Je suis moi et peu importe ce qu'en pense les autres. Je ne peux pas être aimée de tout le monde, comme je ne peux aimer tout le monde.

C'est beau de découvrir qui nous sommes
Encore mieux, c'est lorque je serai capable de toujours être moi :)

En passant...
Si tu passes Marlène, je suis de tout coeur avec toi, j'espère que tu parviens à gérer les crises et que ton moral remonte un peu. J'espère que les prochaines nouvelles que j'aurai de toi seront meilleures et que tu pourras m'affirmer avec un sourire que tu te sens mieux dans ta peau. :)
Gros bisous xxx

16:46 Écrit par RubbaDucky dans Tranche de mie | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |