08/08/2006

Lundi 7 août 2006

Dead (2)
Ou quand mon PC rend l'âme.
Bon. Mon PC est mort. Il surchauffe, reboote sans raison.
Même un nettoyage en règle ne sert à rien.
J'ai donc sorti mon iMac de la poussière pour pouvoir écrire. Et moi qui pensais que je l'avais acheté pour rien... hum :)

J'ai quelques problèmes de formatage de texte pour mon blog, mais d'ici demain, j'aurai réglé le problème ;)

Donc, la première journée de vacances s'achève.
Je suis allée aider ma soeur à placer sa résidence. J'avoue avoir un petit pincement de jalousie, car moi aussi j'aurais aimé être en appart lors de mes études. Mais je suis contente pour ma soeur de pouvoir goûter à cette liberté aussi tôt :)

Elle m'a infectée. J'ai une folie de ménage-décoration. Je n'achète jamais rien pour décorer l'appart, car c'est "inutile" et un gaspillage d'argent selon moi... Mais je comprends maintenant à quel point c'est beaucoup plus agréable de vivre dans un environnement personnalisé et à notre image. J'ai souvent l'impression d'être insipide, mais c'est seulement que je ne me permets pas d'oser et de "gaspiller".

Alors en voyant l'appart de ma soeur, remplie de cossins et de décorations adorables, j'ai ressentie moi aussi le besoin d'en faire autant chez nous. Donc, durant les prochains jours, je m'attaque à cette tâche ! :)

Je me suis sentie mal physiquement toute la journée. Mal de cou (encore...mais que deux antidouleurs de Monsieur ont vite effacé), mal de ventre et nausées... vive les crises. Côté bouffe ce we, ça a été anarchique, mais c'était le début des vacances.

Je me suis même permise une soirée alcool, chose que je ne fais jamais, car alcool égal calories inutiles et bla bla. Mais j'ai adoré mon petit mix : Grand Marnier, Kalhua, lait, glace concassée et poudre Nesquick... bu à la paille. Hum, après 20 minutes, j'avais déjà la tête qui tournait. Je ne bois pratiquement jamais, alors ma résistance est nulle.

Chaque lundi, je me dis que je dois arrêter de criser, juste parce que le lendemain, tout mon corps se révolte du trop-plein de cochonneries alimentaires. Mais chaque we, j'oublie comment je me sens le lendemain et je mange, je mange jusqu'à la limite que mon pauvre estomac me permet.

J'ai eu une longue discussion avec Monsieur hier.
Dans laquelle s'est glissée son analyse de mes TCA.
J'aimerais pouvoir écrire mot pour mot ce qu'il a dit, mais ma mémoire n'est pas assez fidèle. J'ai juste été très surprise et bizzarement, ce matin, en voyant 120 sur la balance, je n'ai pas sauté une coche. J'ai juste fait : Ah... et rien de plus. Ah et puis ? Et puis rien. Je suis moi quand même. Je perdrai c'est tout, je n'ai pas changé depuis hier. La vie continue.

J'ai tout de même été incapable de manger à ma faim aujourd'hui, dans le but évidemment de perdre du poids. À un tel point que j'ai eu la nausée, mon corps clamait de la nourriture. Je déteste quand ça arrive. J'ai envie de vomir. Je déteste avoir envie de vomir.

Et j'ai croisé mon reflet dans le miroir d'un magasin. Horrible. J'avais l'impression que mon ventre était énorme, ma silhouette difforme. Puis la vitrine d'après... Je n'ai eu qu'une envie, être à la maison, en pyjama, disparaître. Mais je ne pouvais pas, alors j'ai tenté d'oublier ce que mon esprit tordu m'a montré. La vie s'arrête pas parce qu'un minable reflet vous apparait déformé. Et puis, j'étais avec ma soeur et on avait des emplettes à terminer, alors j'ai vite effacé la honte et la tristesse.

Ah oui... et
Merci pour vos messages :)
Gros bisous à toutes et tous !

04:57 Écrit par RubbaDucky dans Tranche de mie | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

04/08/2006

Vendredi 4 août 2006

Vacances !
Ou quand le décompte est presque fini.

 

Plus que 7 heures avant mes vacances !
Le soleil est haut dans le ciel pour célébrer cette journée.

Je suis toute énervée de partir pour 2 semaines, mais dans le fond, je sais qu'au bout de 2 jours, je vais tourner en rond dans l'appart à me demander quoi faire.

J'ai quand même un séjour organisé à NY de 3 jours avec Monsieur. J'ai vraiment hâte de changer d'environnement, même si la perspective de passer 3 jours loin de mon stepper, de ma balance et mes petites habitudes alimentaires me fait un peu peur. C'est clair que je ne veux pas focaliser là-dessus et j'ai déjà survécu l'an passé à 2 jours aux USA, mais bon, à chaque fois que je pars de la maison, j'ai un petit pincement au coeur et une petite angoisse qui bouillonne dans mon estomac. Mais je veux avoir du plaisir et profiter de mon voyage.

Ce matin, malgré la gourmandise extrême d'hier (2000 pile encore), je me sens pas grosse et mon reflet semble correct dans le miroir. Je suis soulagée, je me rends compte que ça me donne rien d'aller au gym 2 fois par jour (ce que je faisais il y a 2-3 semaines dans le but de perdre plus vite), de limiter mon apport calorique à moins de 1300...
Pfff, je dis ça aujourd'hui, mais attendez bien ma crise de nerfs la semaine prochaine quand la balance va remonter après une journée de crise...

Je vous remercie pour vos commentaires. C'est vrai qu'un namour, ça aide pour le moral, à se sentir mieux dans sa peau. Souvent, on n'ose pas s'engager dans une relation, par peur, mais c'est justement affronter cette peur, accepter une déstabilisation qui nous fait sentir mieux. Et quand on voudrait s'isoler, on ne peut pas, parce qu'il y a toujours quelqu'un avec nous, ce qui nous force à aller vers l'autre et parler, se confier. C'est clair que c'est pas tous les Monsieurs qui comprennent ce qui se passe dans notre tête, mais si on prend le temps d'expliquer, de se confier, je crois qu'ils peuvent arriver à saisir ce qu'on vit.

Pour mon Monsieur, je suis prête à faire de gros compromis.
À affronter des peurs, à briser des habitudes.
C'est sûr que des fois, je pète la coche, je me mets en colère et j'ai pas envie. Sauf qu'il m'aide à réfléchir, à raisonner et me montre la réalité sous une autre facette.
Et je fais de même pour lui.

Je me demande des fois comment il fait pour endurer mes manies...

Tous les soirs, je m'assois avec mon énorme bol de fromage cottage, de yogourt et de fruits, mes galettes de riz et il passe pas de commentaires sur le fait que je mange invariablement la même chose tous les soirs.

Je me pèse tous les matins, il ne dit rien... sauf si je ressors de mauvaise humeur, là j'ai droit à un speech. Que ça change rien mon poids, que je suis jolie et là, j'ai droit à un pinçage de fesses éloquent ou un gros câlin.

Il me répond toujours, calme et petit sourire en coin, que non, il n'a pas mis de beurre pour faire cuire les légumes ou la viande chaque fois que je lui demande.

J'ai parfois dans la tête l'envie d'aller voir ailleurs... mais pourquoi faire au juste ? Pour perdre toute cette belle complicité, cette merveilleuse compréhension ? Ça ne vaut pas la peine...

15:53 Écrit par RubbaDucky dans Tranche de mie | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

03/08/2006

Jeudi 3 août 2006

Happy me
Ou quand je retrouve le sourire.

 

Je vais mieux.
J'ai l'impression d'écrire cela à tous les 2 jours...

Hier soir, j'arrive à la maison avec Monsieur.
Je prépare le souper, il va dans la chambre. Je brasse les pâtes.

Monsieur
"Viens voir !"
Moi
"Voir quoi ?"
Monsieur
"Bin, viens ici!"
Moi
"Bon..."
Je laisse les pâtes.

Moi
"Quoi ?"
Monsieur
"Près du lit..."
Je m'approche... et suis entraînée par Monsieur qui bondit sur le lit, m'emportant avec lui dans son prodigieux saut. Délicieux câlins, bisous et...
Monsieur
"Je t'aime vraiment beaucoup..."

Comment je pourrais continuer d'aller mal ? :)
Je me sens au sommet du monde.
Peu importe mon poids. Peu importe la bouffe. Je suis heureuse.
Pas de crise hier soir. Pas de psychotage sur la balance ce matin.

Paix.

17:06 Écrit par RubbaDucky dans Tranche de mie | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |