28/07/2006

Vendredi 28 juillet 2006

MiniCrise
Ou quand manger normalement me semble énorme.

 

 

Minuit.
Je me lève.
Je viens de m'endormir, pourquoi je me réveille déjà ?

Direction cuisine.
3 tranches de pain.
Retourner dans le lit avec ma "collation".
Miettes de pain. Manger la croûte avant. Puis la mie. Miam.

Soif.
(Re)direction cuisine.
Vide ma bouteille de 7up diet (dégueu, elle est même plus pétillante).
Regarde l'armoire.
Calcule.
4 tranches de pain.
Retourne dans le lit.

Miam.
Re-miettes.
Toujours la croûte en premier. Écraser la mie entre ses doigts.
J'adore la texture du pain. Moelleux. Frais. Blanc.

Épousseter les miettes. Parce que c'est désagréable pour dormir.
C'est comme effacer le grignotage.

Je me relève. Soif encore.
Cette fois, c'est du lait.
Mais ma main se dirige vers le congélateur. Chocolatines.
Je prends une bouchée. C'est dur, froid, congelé.
Non. J'ouvre les deux victimes.
Grignote le chocolat froid.
Jette la pâte.
Cette fois-ci, je vais boire du lait.
Calcule.
2000.
Ce que je suis supposée manger en fait.
Tant pis.

Brossage de dents en règle.
Mes dents me font mal ces temps-ci et je suis sûre que le fait de grignoter la nuit sans me rebrosser les dents par la suite est une raison.


Je me recouche.
Culpabilité
J'aurais pas du manger tout ce pain...

Ce matin, le ventre encore rempli de pain et de lait.
La balance me le confirme.
Saloperie !
Tant pis. C'est fait.
Direction : gym à 5h15 du matin.
Déculpabiliser.
Limiter les dégâts.
60 minutes de stepper.
Crevée.
C'est ridicule.

Mais je ne suis pas fâchée, ni de mauvaise humeur.
Juste que je me sens mal d'avoir craqué sur du pain. Aussitôt qu'il y en a dans la maison, incapable d'y résister.
Solution : ne plus en acheter ?
Priver Monsieur du même coup de pain ?
Je pense qu'il comprendra.
J'espère qu'il comprendra.
C'est juste trop con tout ça.

15:57 Écrit par RubbaDucky dans Calor-obsession | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

24/07/2006

Dimanche 23 juillet 2006

Lendemain de veille
Ou histoire d'hyperphage.

13h
J
e reviens du gym, après ma séance de stepper et de jogging.
Je passe à l'épicerie, besoins alimentaires du Monsieur obligent.
Première erreur : J'achète un sac de 6 chocolatines et un brownie. Et 2 biscuits double chocolat. Crise, je veux manger. La bouffe occupe tout mon esprit. Vite, retourner à la maison et s'empiffrer.

De retour à la maison, je file sur mon ordi, 2 chocolatines dans les mains. Je blogue, je googole... Je m'emmerde. Retour dans la cuisine pour les 2 biscuits. J'ai même pas faim, mais je veux manger. Les 2 pauvres victimes sont dévorées en moins de 2. Ça n'a pas pris assez de temps, je veux encore plus. Je vais chercher mon brownie. Je dois laisser du temps à mon pauvre estomac de digérer. La nausée s'installe. Je laisse le temps passer.

Je me sens horrible. Je finis par tout manger, par petites séances pour ne pas vomir. J'aurais du le jeter, l'idée m'a passé par la tête plusieurs fois, mais je suis lâche. Je me sens mal physiquement. Vite une gomme et direction lever le Monsieur.

15h
J
e me colle contre lui. Sa peau est chaude, ça me fait du bien, Envie d'être désirée, aimée, de me sentir belle. De masquer mon ventre gonflé et douloureux. Les larmes me montent aux yeux, mais ma gorge serrée ne les laisse pas s'échapper. Je veux crier ma douleur. Je veux me fusionner avec lui, disparaître. Je t'aime. Mais j'ai mal. Je me colle encore plus. Il m'enlace. Je veux mourir ici et maintenant.

17h
R
epas au resto avec ma famille et Monsieur. J'ai tout sauf envie de manger. Mon estomac est encore lourd et incapable de digérer tout le chocolat que je lui ai fait ingérer. J'essaie de me forcer, mais même la soupe en entrée ne rentre pas. J'essuie quelques commentaires sur mon assiette. Je ne vais pas bien. Je veux m'en aller. Tout le monde parle trop fort, je veux être seule... Personne ne comprend.

20h
S
oirée CSI. J'ai un sac de bonbons Sour Patch Kids dans les mains. Souvenirs d'enfance. Langue brûlée, papilles gustatives détruites. Miam. La deuxième crise débute. Je me laisse des pauses entre chaque nouvel aliment, le temps de faire descendre la nourriture. Je cale du lait, je survis en mâchant de la gomme. Je veux manger, me détruire. Mon estomac brûle, mes dents font mal, mes gencives élancent. Mon corps surchauffe.

Ta gueule !
Tu fais ce que je te dis ! Mange salope !

Je ne compte plus. Crème glacée, chips, riz, frites, bonbons, chocolatine. Peu importe. Je mélange les goûts, les odeurs, les textures. Je suis une bouche. Remplissez-moi, je suis si vide. Si vide de tout. Mais même remplie à craquer, je me sens toujours vide. Penser à autre chose...

Je fais ma sexy pour Monsieur. Ça passe dans le beurre. Je me recouche sur le sofa, mon petit déshabillé blanc inutile. Au moins, comme ça, j'ai moins chaud. Aucune position n'est confortable. Je regarde les aiguilles de l'horloge tourner.

Minuit
C
oup de gong.
Stop.
Une nouvelle journée commence, les compteurs sont à zéro. J'arrête de manger, de boire. C'est fini. Mais je me sens comme une merde. Envie d'aller me coucher maintenant. Mon ventre est tout gonflé. Je dois peser maintenant 125, avec toute cette nourriture en moi. Violée par la nourriture.

Respire. C'est fini.
Tu repars à zéro.
Je tombe de fatigue à 3h. Mon corps est scrap, mon estomac aussi, ma tête fatiguée de ce combat. Dodo. Oublier. Vivement demain pour faire attention et entreprendre de faire fondre toute cette graisse qui s'installe déjà confortablement sur mes hanches et mes cuisses.

Total de la journée ? Trop.
Mais disons plus de 7000.
Wow. Je vais inscrire cela dans mon livre des records.

Je suis malade.
J'essaie d'avoir l'air normal pour les autres, mais j'ai mal. 7 ans de TCA ne disparaissent pas parce que je suis en amour, un poids normal et que je sais m'alimenter.

J'espère qu'avec le temps, je vais finir par me lasser de tout ça, que je vais redécouvrir celle que j'étais avant. Mais c'est long. Le processus de guérison (s'il existe) est aussi long que l'incrustation de cette maladie.

Je suis patiente.
Mais je commence à être lasse.
Ne me jugez pas.

_____________________
Cet article a été retapé, l'original était un peu différent.
Mais je tenais à le retaper pour exprimer ce que je vis.

00:08 Écrit par RubbaDucky dans Calor-obsession | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

21/07/2006

Brownies !

Brownies...
Il me dit "Mange moi !" ce salaud...

Ok c'est con faire un post pour un brownie :)
Mais ce matin, en allant chercher ma boîte d'haricots pour accompagner mes pâtes, je me suis laissée tenter par un brownie fait maison et une barre de fruits séchés. Je ne voulais pas acheter le brwonie, car j'achète des trucs comme ça, c'est assuré que je le mange avant le soir. Mais je me suis laissée tenter, me disant que je le prendrais que ce soir.

Et là, il est que 14h et il me tente trop ! Pourtant, j'ai bien mangé jusqu'à maintenant (céréales ce matin, pâtes 3 fromages + haricots + barre de fruits ce midi) et je vais aller ingérer un 500 cal inutiles ? Ça me stresse trop cette connerie, j'ai envie de le jeter aux poubelles direct pour qu'il arrête de m'embêter. Si je le mange, je vais déjà être rendue à 1000 cal et ça, c'est inconcevable, car il me reste le souper et la collation du soir à prendre.

Grrr... je vais aller me faire un café pour passer l'envie... mais je me déteste de me prendre la tête comme ça... :'(
Si seulement ça pouvait être simple...

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15h
Eurk...
Pas pu résister.
Dégoûtant.
J'avais même plus faim et j'ai fini ce putain de brownie.
Mais il était bon, je dois lui accorder ça.

Bravo, miss.
Un gros 470 calories pas du tout nécessaire, maintenant la nausée.
Je hais cette maladie.
Maintenant, il y a deux options. Soit je mange raisonnablement le reste de la journée (sous 2000 cal) ou soit ça va se terminer en crise phénoménale.
Parce qu'avec moi, c'est noir ou blanc. Y a pas de juste milieu.
Et demain, résultat désastreux sur la balance, après une semaine d'efforts... Grrr

Non.
Faut pas.
Je dois être forte et continuer ma journée normalement. C'est pas parce que j'ai mangé quelque chose de non habituel ou de non autorisé que ça doit se solder en crise.
Courage.
Peur.
Soupir.
Heureusement, je sors ce soir, ça va me changer les idées.

20:24 Écrit par RubbaDucky dans Calor-obsession | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |