27/11/2006

 

Lundi
Et ça recommence !

Premièrement, merci pour vos comms les filles.
Je ne peux pas vraiment parlé plus en détail du pourquoi que Monsieur est triste au cas où il passerait sur mon blog...  Il ne serait pas très heureux que je parle de sa vie privée ici.
J'ai décidé de prendre congé mercredi pour l'accompagner, même si cela va probablement me coûter 2-3 soirs de travail à la maison et un week-end devant mon ordi. J'avais refusé bêtement samedi... puis je me suis ravisée, me sentie vraiment cheap avec lui de faire passer mon travail avant son bien-être.
Moi je veux que Monsieur retrouve le sourire et soit bien dans sa peau. Sinon, l'atmosphère est fade et je ne veux pas me laisser entrainer dans cette spirale. Moi je veux que Monsieur soit heureux, fonce et soit sûr de lui, qu'il aie confiance en ses capacités.

Côté moi, je suis fière. Cela fait deux week-ends de suite que je ne me fais pas exploser l'estomac. J'ai fait la gourmande hier avec le gâteau au fromage, mais il était tout simplement trop bon. Ce que je trouve merveilleux et cela, je ne le répéterai jamais assez, c'est que je ne prends même pas de poids en mangeant plus, je dors comme un bébé... Moi qui avais peur de cela, j'ai enfin brisé le cercle vicieux de peur de prendre du poids, restrictions, crises, restrictions... Bref, presque tout est redevenu normal et je continue d'être sur mon petit nuage.

Heureusement que je vais bien dans le fond...  Il faut bien qu'un des deux soit capable de se tenir sur ses pieds pour pouvoir aider l'autre, sinon ce serait pas beau de nous voir trainer notre petit corps déprimé partout dans l'appart en même temps.


Je réfléchissais samedi soir, les deux yeux grands ouverts après une discussion avec Monsieur. J'ai toujours été attirée par les gens à problèmes. Ce que je veux dire, j'ai toujours voulu aider ceux qui souffrent, ce qui est drôle, parce que moi-même je souffre. Peut-être que je me dis qu'en aidant les autres, je me sentirais mieux, j'aurais l'impression d'accomplir quelque chose dans ma vie et pas juste la passer à travailler, penser à moi et à mon petit plaisir. Les rejects, les déliquants, ils étaient toujours mes amis. Je me rappelle que mes premiers amis au primaire étaient souvent des gars, situation familiale obscure, rejetés des autres parce qu'ils étaient plus pauvres, différents, plus sensibles dans un sens. Ceux que les autres ne voulaient pas, ils venaient me voir. J'étais la bonne oreille, celle qui conseille, qui ne juge pas, qui sait prendre le temps pour les autres. Empathique, la Mademoiselle.

Je suis attirée par les gens qui ont des problèmes et vice-versa. Je me reconnais dans eux, je comprenne ce qu'ils vivent, parce que j'ai les mêmes désillusions, les mêmes attentes... Monsieur, il est comme moi, ou je suis comme lui, peu importe, sauf qu'on exprime notre mal de façon différente. Mais la base est la même. C'est pour ça que je dis que c'est mon âme soeur. Et que je ne le laisserai pas tomber, même si c'est une passe difficile en ce moment.

Qu'est-ce que j'aimerais avoir le mot magique ou le pouvoir de guérir les blessures psychologiques du bout du doigt...

20:51 Écrit par RubbaDucky dans Tranche de mie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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