19/11/2006

 

Une confusion intérieure
chais pas ce que je veux... 

Je ne suis jamais satisfaite.
Et je ne m'ouvre pas aux autres, même pas à Monsieur.
Non, avec Monsieur, je réussis à m'ouvrir, mais il doit se battre pour obtenir de moi mes opinions, ce que je ressens... Comme hier, où, patient, il a attendu 30 minutes avant que je lâche la crotte que j'avais sur le coeur. Patient ? Très.

Avec ma soeur, c'est le plus facile. Je suis parfaitement à l'aise avec elle de parler de tout et de rien. Aucune gêne, je suis moi et point final. C'est ma deuxième moi, je ne veux rien lui cacher.

Cela devrait être pareil avec Monsieur, mais j'ai plus de difficultés. Il y a des sujets que je n'ose pas abordé avec lui, de peur de blesser et parce que ça me gêne beaucoup de dévoiler ma vraie nature quelques fois.


Insatisfaite, je l'ai toujours été et je le serai toujours.
Et quand je le suis, je me ferme complètement aux autres, impossible de pénétrer la forteresse que je me crée autour de moi. Froide, glaciale même, distante, je boude comme un gros bébé et je me morfonds. Je ne pensais pas que je dégageais un tel aura lorsque je suis ainsi, mais il paraît que ça se sent. Que toute ma colère et ma fermeture est tranchable au couteau. Au moins, le message passe, mais souvent, c'est l'incompréhension que les autres ressentent. Pourquoi, tout à coup, Mlle a décidé qu'elle n'était plus heureuse, plus satisfaite?


Je déteste m'ouvrir aux autres, parce que je crois que mes désirs sont négligeables et n'ont pas besoin d'être transmis et exprimés.
Je m'enferme à double tour. Je me censure. Je ne veux pas blesser, mais c'est ce que je fais encore plus en refusant toute approche et toute tentative de communication.

Comment une jeune fille, qui a été élevée dans la compréhension et la communication, peut-elle avoir un comportement aussi fermé et secret ?
Mes parents ont toujours été présents, à l'écoute. Et moi, j'ai toujours détesté confier mes secrets, ce qui me ronge. C'est à moi, laissez-moi me débrouiller seule. Les autres n'en ont rien à foutre de ce que je peux ressentir. Je ne veux pas déranger les autres avec mes problèmes et soucis.

Et en même temps, avec mon attitude éloquente, je lance un appel, un cri de désespoir aux autres, leur signifiant que je ne vais pas bien. Débrouillez-vous maintenant pour trouver ce qui ne va pas avec moi...
Je joue au jeu de la devinettre. Vous avez 3 essais. Mauvaise réponse ? Tant pis pour vous.


Le sujet revient souvent. Presque toujours le même. Frustrée sexuellement.
Et je me sens tellement mal à l'aise de le dire. Comme si c'était mal, sale. Je ne suis pas une nympho, j'ai juste trop d'attente, je suis passionnée moi, je rêve.
Mais je n'exprime rien, ou je l'exprime mal.

Ce qui m'énerve dans tout ça, c'est que ce soit à moi de corriger mon comportement. Que ce soit moi qui doit changer ma façon d'agir. Toujours dans l'erreur...Je communique mal, je suis incapble de transmettre clairement un message, parce que tout est déformé, confus chez moi.

Si j'étais quelque chose, je serais une tornade. Un tourbillon. Bref, n'importe quoi qui n'a pas de début, pas de fin, qui ravage tout, qui n'est pas organisé. Je passe du sourire aux larmes, de la colère à la plus grande tendresse. Je suis vraiment une tornade. Le ciel est clair, gros soleil, puis tout s'assombrit et je me pointe, menaçante, dévastatrice.


Je me demande quelques fois si je ne devrais pas tout laisser là, ma relation, mon couple et tout recommencer à zéro. Repartir à l'aventure, reconnecter avec moi et m'affirmer avec un nouvel inconnu. Mais en même temps, la sécurité, le confort et tout ce que j'ai bâti m'empêchent de le faire. Et si je ne faisais pas mieux ? Si je recommençais le même pattern et que je me retrouvais une fois de plus mal connectée sur moi et mes désirs ? Tout cela n'aurait servi à rien, je serais une fois de plus à la case départ et seule. Je ne veux pas être seule, bien que des fois, la facilité d'être seule, de ne pas être obligée de communiquer avec qui que ce soit me tente. Un peu paresseuse, la Mademoiselle...

Avec moi et moi seule, pas d'efforts à faire. Mais pas personne non plus vers qui se tourner lorsque j'en ai besoin.
Avec moi et moi seule, c'est l'indépendance ultime, la liberté totale. Mais aussi la solitude et la destruction personnelle à portée de main.


Étonnament, pas de crises malgré cette confusion et ce vide intérieur.
Limite du compteur, 2000-2200, ne pas dépasser. Pas envie de criser, pas prévu de quoi criser. C'est merveilleux. Quand quelque chose ne va pas, le reste va. Pourquoi pas tout en même temps ?

Poids stable sur la balance depuis quelques jours, 117.
Je ne veux pas terminer ce week-end en pétant à nouveau le compteur, me retrouver avec un lundi merdique et nauséabond, l'estomac toumenté. Passer la nuit à me retourner, à tenter d'éviter d'être malade.

Morale de la journée : si je mange une quantité "normale" de calories, comme une jeune fille de mon âge devrait le faire sagement, je ne prends pas. Je suis stable. Alors pourquoi la grosse inquiétude aussitôt que je me rapproche du "normal" ? Parce que justement, c'est normal. Faudrait surtout pas que je sois comme tout le monde hein... Mais ça fait du bien. Manger ce que j'ai envie, savoir m'arrêter à temps. Un genre de sérénité, de paix intérieure de ne pas avoir à me battre avec Mia et compagnie.
Merci pour le répit.

19:39 Écrit par RubbaDucky dans Tranche de mie | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Pas de crise c'est cool
moi je suis aussi comme ça le normal ne me convient peut-être po

Écrit par : mimousse | 19/11/2006

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