13/11/2006

 

Cerveau en ébullition
Réflexions 


je me sens perdue, confuse 

Hier, j'ai pleuré.
J'ai beaucoup réfléchi sur moi et dans mon lit, en petite boule, c'était clair dans ma tête comment je me percevais.
Ce matin, j'ai de la difficulté à me rappeler de tout.
Je ne trouve plus les mots.

Mais je me rappelle de quelque chose : je suis un monstre.
Un monstre d'égoïsme qui ramène tout à elle, qui prend son nombril pour la chose la plus merveilleuse du monde et qui fait mal à ceux qui l'entourent quand elle n'a pas ce qu'elle veut.

J'ai tellement besoin d'être appréciée, d'être approuvée, je cherche constamment à être apuyée dans ce que je suis et dans ce que je fais et si j'ai besoin de ce support et qu'il ne se présente pas devant moi, je m'écroule. Je ne suis plus rien, sauf une loque pleurnicharde qui boude parce qu'on lui refuse son nénane.

Hier, j'étais bien. J'étais belle. J'étais confiante. Toute la journée s'est super bien passée, le week-end était merveilleux. J'étais en forme, j'étais heureuse, rayonnante malgré la pluie dehors et le travail que j'ai à faire.
Puis après le souper, tout s'est écroulé. J'ai eu besoin de me faire confirmer ce que je pensais de moi, comment je me sentais, de me coller, de me faire aimer.
J'ai mangé pour combler le vide. J'étais seule dans le salon devant la télé. Je me sentais vidée petit à petit.

J'ai quémandé de l'attention. J'ai fait des signes très clairs, mais je n'ai aucune réponse. Et j'ai boudé. J'étais insultée qu'on ne veuille pas de moi et qu'on ne trouve aucun intérêt à ce que je demandais.

Alors j'ai pleuré. Je me suis endormie tard, le nez bouché et les yeux qui picottent. Je me suis fais mal au bras, j'avais envie de m'arracher la peau tellement je me suis trouvée monstrueuse. Je mérite rien, je ne suis qu'une pauvre fille exigeante et plaignarde.

Et je me suis levée une heure plus tard, été m'installée devant le frigo et j'ai mangé. Des bagels. Enfin, la moitié d'un. Assise par terre. À même le pot de Cheez Whiz. J'ai vidé au moins la moitié du 2 litres de 
lait au chocolat. Mangé du fromage suisse qui pue et qui est même pas bon tout seul comme ça. Et je suis retournée me coucher, triste, vide, le ventre plein, les reflux dans la gorge.

Ce matin, comme chaque lundi, je me sens mal. Toute bousillée, vide et pleine en même temps.
Et fatiguée. Les cheveux sales, les yeux pochés, le teint blême.

Je voudrais tellement être quelqu'un d'autre.
Je suis toujours prise entre 2 moi.
Depuis longtemps c'est comme ça. Deux moi qui se battent, qui créent la confusion dans moi.
Merde.
J'aimerais avoir la paix quelques fois.

16:03 Écrit par RubbaDucky dans Do not disturb | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

courage ma belle, ca me fait trop mal de lire çà, car je ressent la même chose souvent, je me sens : mal aimé ,égoiste et j'ai l'impression que dès qu'on me manque d'attention, je m'effondre ,et comble dans la bouffe aussi.

Je suis pareil que toi sur tout point, et je sais comme les lendemains de crises sont désagréables

et je ne peux que te soutenir et te dire de garder le moral, il y a des passages très difficiles et d'autres où l'on arrive à s'éloigner de mia, quoi qu'il en soit, accroche toi et ne perds pas espoir!

gros gros bisous je pense fort à toi et tiens bon, lache pas ma belle

Écrit par : marlène | 14/11/2006

tu es dur... je trouv que tu es un peu dur avec toi mm.Bon, tu as fais une criz, c'est claire mais bOn, tu te rattrapera surment aujourd'hui.C'est ptetr le fait d'etr seule qui ta pousser à la faire...

Écrit par : hemione90 | 14/11/2006

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