23/10/2006

 

Fierté éphémère 
Attention, dose massive de blabla ci-dessous...

Merci Arissra (merde, je dois toujours me reprendre 2 fois pour écrire correctement ton nom lol) et à I pour vos comms. :)

RubbaDucky psychologisée
Pour répondre à Arissira
J'ai décidé de moi-même de consulter une psy il y a environ 4-5 ans. Je l'ai vue pendant 3 ans en tout et ça m'a vraiment aidé. Pas à guérir des TCA, parce que c'est toujours là, mais à me mieux me comprendre, à avoir plus confiance en moi et surtout, à me donner des outils lorsque je me sens complètement désillusionnée.

On parlait rarement de mes troubles alimentaires, parce que pour elle, c'était pas ça le bobo. Cela cachait une douleur plus profonde, un mal caché, et elle voulait déterrer ces petits démons qui me torturaient. (On dirait de l'exorcisme écrit ainsi !!)

J'ai parlé beaucoup de mon gros 0 de confiance en moi, ma peur du nouveau, ma timidité, mes 2 "moi", mes angoisses permanentes... de tout et rien, car si je gère mes émotions avec la nourriture, cela passe, comme l'a écrit I, de la simple contradiction aux grandes déceptions ou angoisses.

J'avais déjà consulté dans le passé, une fois durant mon hospitalisation et j'avais décidé à ce moment que les psy, ça valait pas de la merde, désolée de l'expression. Elle ne faisait que dire oui, je comprends et ce genre de clichés typiques aux psys. Ça n'avançait pas, j'avais pas l'impression de progresser... mais peut-être aussi que je n'étais pas prête. Finalement, après 3 ans d'anorexie, au bout du rouleau et totalement désemparée, j'ai cédé et accepté de voir une psy que me recommandait la directrice de mon école de danse, elle aussi ex-TCAienne. Dès le premier rendez-vous, je me suis sentie bien de parler avec cette madame chauve, naturopathe, douce, souriante et dégageant une force et une sérénité. J'avais pas envie de lui dire des conneries et de lui mentir. Elle n'a jamais blâmé quoi que ce soit de mes comportements bizarres, elle était comme une maman avec moi, elle me proposait de séances de détente lorsque j'étais à bout, on parlait de couleurs d'imagesdans ma tête et de forces à placer dans des endroits respectifs dans mon corps. Ça peut sembler con et banal, totalement innaproprié, mais moi, j'ai compris tout de suite da façon de faire, son but dans tout ça et je m'y plaisais bien. J'aimais l'idée d'exprimer mes peurs avec des images, des dessins, de faire de la visualisation. Ça n'a pas fait effet tout de suite. Ça prend du temps. Des fois, j'avais l'impression de stagner, de ne plus avancer. Des fois, je revenais d'une séance anéantie, complètement insécure de ce que je voulais, ce que j'étais... Je cheminais toute la semaine et au rendez-vous suivante, j'avais réalisé plein de trucs importants, fait le ménage dans mes idées et j'étais prête à continuer à avancer.

La psy ne fait pas tout le travail. Elle donne seulement des outils, des hints, des points à surveiller et qui peuvent être intéressants pour progresser. J'aurais pu faire le même cheminement seule. Mais je n'avais plus le courage, j'avais envie d'être épaulée, c'était une côté trop difficile et trop abrupte pour le faire seule. Trop de choses accumulées au fil des années, pas capable de structurer ce ramassis de bêtises, de tristesses, de peurs. Elle m'a guidée, simplement, et après 2 ans, j'acceptais de sortir de l'aorexie... pour tomber dans l'hyperphagie. Mais qu'mporte, une étape était faite.

J'ai attendu 1 an avant de la revoir. Je voulais me débrouiller seule, j'étais une adulte. Mais en janvier 2005, j'ai retombé dans une profonde déprime. Je pleurais pour rien, j'étais grosse, je ne contrôlais plus rien, je mangeais tous les jours à me défoncer, Monsieur m'avait fait beaucoup de peine, ça allait mal au boulot... bref, tout était contre moi on dirait. Je l'ai revue pendant 2 mois, avant de décider de repartir de mes propres ailes une fois de plus. Je me suis reprise en main, entamé une perte de poids et arrêté les compulsions quotidiennes. Après 1 an, j'avais repris un poids normal, je me sentais tellement mieux dans ma peau. Je remercie cette femme d'avoir su me redonner confiance, d'avoir été si patiente et si compréhensive face à mes problèmes. Je me considère chanceuse et privilégiue d'avoir pu rencontrer cette femme impressionnante.

Voilà ma grande histoire de la consultation psychologique :)


RubbaDucky analysée
Pour répondre à I.
Merci pour ta réponse. :)
Déjà, trouver la cause des crises, c'est un gros pas je trouve en avant. Maintenant, il suffit de trouver un moyen pour compenser ces crises, quelque chose d'autre à te tourner vers en cas d'angoisse, de déception, etc.
Le plus difficile quoi :)
Réfléchir, comprendre, c'est relativement facile.
Agir, c'est la grosse étape. Parce qu'à quelque part, cela nous réconforte malgré tout de criser. On culpabilise, mais le temps de la compulsion, on se sent "bien". Enfin, dans mon cas, je me sens ok quansd je crise. C'est le après qui est pénible.

La boulimie, c'est une drogue je trouve. Droguée à la bouffe.
Quand la crise monte, cela devient une obsession. On ferait tout pour assouvir notre besoin de criser non ?
Moi aussi j'ai beaucoup réfléchi au pourquoi de mes crises. C'est sensiblement les mêmes raisons que toi :)
Il y a des semaines où tout va bien, je n'y pense presque pas, je ne ressens pas le besoin et puis, bam! ça me retombe dessus et j'ai besoin de me droguer à la nourriture. Stress, peine, déception, angoisse, colère, punition, etc... Toutes les raisons sont bonnes. Il se peut un matin que je me lève, que tout aille bien, que je me trouve super jolie, rayonnante et puis, au fur et à mesure que la journée avance, plus rien ne va. Je commence à me trouver horrible, laide, grosse... perdre toute confiance en moi... et souvent, ça se termine avec le ventre plein et de la culpabilité à revendre. Pourquoi ce besoin de se faire mal, de se punir ?

Parce que j'ai pas su garder confiance en moi.
J'ai pas su rester forte.

Je ressens la même chose que toi. Tant que je ne serai pas vraiment "moi", je ne serai pas bien. Je ne suis pas encore celle que je suis vraiment, je me cache encore, je ne suis pas à mon plein potentiel. J'ai peur d'être moi. Je suis gênée d'être moi. Mais je sais qu'un jour, bientôt j'espère !! je serai moi, je m'assumerai et je sais que du coup, tous mes problèmes vont se régler.

Merci encore pour ton petit témoignage :)

petite tranche de mie
Mini-crise BNV hier.
Mais toute petite hein.
3000 en tout pour la journée, c'est minime comparé à la semaine passée.
Fière de moi ? Oui :)
Gâteau au fromage ? Délicieux !! RubbaDucky gourmande
Balance ? 117, une petite livre de plus que samedi, rien ne pertubant et de démoralisant.
Estomac ? En bon état ce matin, ça fait du bien de ne pas se sentir sursaturée de gras et de sucre.
Moral ? Goooooooood :)

16:08 Écrit par RubbaDucky dans Calor-obsession | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

lol pour mon nom, moi aussi j'ai parfois de la misère à l'écrire hahahha
C'est cool pour le psy ça donne presque envie d'aller consulter! Mais ça semble clair qu'il faut vouloir y aller pour que ça fonctionne.

La première que tu as eue, ça devait être une psychanalyste et non une psychologue.
En tout cas merci pour les réponses si complètes!
Ça m'éclaire beaucoup.
Bisous xx

Écrit par : arissira | 24/10/2006

Mon retou haha Commentaire peut-être blessant j'en suis consciente...mais j'dis sque jpense alors^-^!!
La culte de la crise ne serait pas en fait un truc pour vous déculpabiliser de manger beaucoup?!...J'ai faim depuis hier, j'arrête pas de manger depuis hier soir, chip, nobnob, toute le kit d'ado typique vivant dans un appart ^-^!!...mais jme sens pas coupable pour autant...j'ai mangé..j'ai encore faim...jvais arrêter...c'est tout. C'Est sure que moi j'ai pas souffert de trouble alimentaire et que ca semble simple à dire...mais FAITES VOUS CONFIANCE BORDEL!!! ^-^!! Manger c'est bon pour la santé...le chiffre de la balance...c'est juste un méchant qui nous fait perdre notre confiance.
Merci bonsoir
j'ai 20 minutes de cours demain!!
mouhaha
le chat masqué

Écrit par : Miow | 24/10/2006

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