30/06/2006

Vendredi 30 juin 2006

Still smiling
Moral à fond.
Longue fin de semaine en vue.

Premièrement, merci pour vos messages. :)

Meuleeh (ou Mlle Chat)
Merci pour ton éternel soutien. :)
Tu fais preuve d'une belle compréhension face à tout ça et tu tentes toujours de dédramatiser ma situation pour me remonter le moral. Pis j'aime ça passer du temps avec toi !! :D

Casse-Bonbon
C'est gentil de toujours passer sur mon blog et de me laisser des coms. Toi aussi tu sembles réaliser beaucoup de choses ces temps-ci. Espérons qu'un jour, tout débloque et que nous décrochions totalement.

Miss-Pas-De-Nom (ou L'inconnue)
Tu as été courageuse de tout lire mon blog, lol ;)
Merci beaucoup pour ton petit message. Si tu repasses, sache que cela m'a fait du bien de voir que d'autres personnes sont un peu dans la même situation que moi ou ont un background assez similaire. J'aimerais beaucoup te parler par courriel ou par MSN, alors si ça te dit...

Pour les crises durant la nuit, c'est clair que ça fait grimper le poids en flèche. Mais c'est pas une fatalité et tu peux reperdre ce que tu as pris de trop, de façon saine et sécuritaire et non pas en fou et à toute vitesse comme nous le faisons toujours. :P Et le plus important, trouver pourquoi tu as commencé à faire cela. Moi je m'aperçois que c'est souvent lorsque j'ai une ivive nquiétude ou parce que j'ai sauté un repas... Alors je dois bien me nourrir durant la journée, sinon c'est une levée assurée durant la nuit pour combler le manque de mon corps. Hum hum... comme hier :P

Monsieur 
Ze t'aime, même si tu laisses jamais de messages :)
Et je pense fort à toi, toujours.

Miademoiselle 
En passant, ton pseudo est original :D
J'ai eu une drôle de réaction quand j'ai lu ton message. Je tiens à préciser que mon article précédent ne servait en aucun cas à étaler ce que je possède. Je ne tenais pas à me vanter, je voulais juste écrire ce que je possède réellement et que j'en prenne conscience. Et je suis persuadée que beaucoup parmi nous possèdent les mêmes éléments, il faut juste s'ouvrir les yeux et se donner une chance. Et le fait de tout avoir pour soi ne signifie pas automatiquement le bonheur assuré. Le bonheur, il ne cogne pas à ta porte. Il se cache dans chaque élément d'une journée, mais il faut aller le trouver.

Pour répondre à ta question, est-ce que tout ça cache un mal-être plus profond ?
Je crois que s'empêcher d'être heureuse, c'est déjà un gros mal-être. Cela empêche beaucoup d'autres choses, car pas le droit au bonheur = frustration quotidienne et dans toutes les sphères de la vie.

J'ai beaucoup parlé avec ma psy de tout ce qui me ronge, ce qui me fait sentir mal dans ma peau. Beaucoup de facteurs datent de l'enfance, du premier contact avec les autres jeunes. Je me suis sentie si à part des autres, habituée d'être entourée d'adultes et d'avoir des occupations "pertinentes". J'étais déjà en avance sur mon âge (sans vouloir me vanter) et j'ai été bien sûre étiquetée "chouchou du prof", "têteuse de prof", etc...

Cela a créé en moi un synonyme de rejet.
Je suis pas comme les autres.
Je suis différente.
Je suis pas acceptée. Qu'est-ce que j'ai fait de pas correct ?

Au lieu de me dire que je m'en foutais d'être acceptée ou non, je me suis plutôt mise à chercher qu'est-ce qui clochait en moi et qui faisait que les autres me mettaient à part.
Et bizaremment, j'ai vu cela comme une punition. Pas une "vraie enfant", culpabilité. Au début, j'étais juste triste de pas faire partie de la gang. Mais quand l'adolescence est arrivée, je n'ai pas su accepter, à mon tour, mon nouveau corps, de nouveaux sentiments.
Et perdue, je me suis mise à me punir, à obliger l'Excellence de moi-même.
À envier toutes les autres filles, à me dénigrer face à elles.
J'avais pas le droit de me récompenser, d'être fière de moi, c'était jamais assez bien.
À toujours s'infliger punitions et restrictions (pas juste alimentaires), on finit par s'interdire le droit au bonheur, au simple bonheur d'être présente sur la Terre et de participer à la vie. Tout n'est jamais assez, on perd de sa simplicité et tout se complique.

Voilà pourquoi j'essaie de juste prendre de la distance face à mon trop grand questionnement, à mes questions sans réponses, à ma perpétuelle confusion intérieure. Je me pose trop de questions, point.

Je sais pas ce que je veux dans la vie ? Je suis pas la seule. Et j'ai le temps. Tout ce que j'ai ne disparaîtra pas demain. Si je suis capable aujourd'hui de quelque chose, je le serai également demain et après-demain. Parce que cela fait partie de moi et je dois avoir confiance.

C'est le plus difficile...



Hier
P
etit bilan, bla bla quotidien...

Rien de spécial en fait lol
J'ai acheté 2 nouveaux piercings (un nombril, un sourcil) et des lunettes de soleil. Je cherchais quelque chose pour mon costume de danse, mais rien trouvé d'intéressant. Je vais fouiller dans mes tiroirs.
Arrivée en retard pour aller chercher mon chum. :P

Et mon chum qui voulait ses maudites frites de Che-Mi-Cho au lieu de se faire à manger à la maison... ;)
Mais j'ai pas pu résister à ses yeux piteux.

Et comme j'étais allée chez mes grands-parents (payer le loyer, eurk eurk), je me suis bien sûr ramenée une barre de chocolat. Snickers. Mioum.
Pas obligée, mais presque.
Mon grand-père qui me demande toujours avant que je quitte si j'ai fait mes "réserves"... Cela m'embête de lui dire que non, alors je me prends toujours quelque chose dans "l'armoire à bonbons", parce que sinon il a l'air déçu. Et comme ils sont toujours inquiets sur mon alimentation, je sais que juste le fait de prendre une barre de chocolat équivaut pour eux à "je vais bien". :)

J'ai passé ma soirée à gosser sur mon ordi, à chercher de la musique et à faire le tour des blogs. J'ai voulu dessiner, mais juste pas d'inspiration. Et j'étais surtout fatiguée.
Côté bouffe, ça va encore.
1700 calories parce que je me suis levée durant la nuit pour manger 2 gros pains à panini. Je m'en rappelle que vaguement, mais bon, j'imagine que comme j'avais pas soupé hier, mon corps s'est rattrapé. Me dérange pas trop, je suis encore sous ma limite.

Ce matin, encore 116 sur la balance. Je crains un peu la fin de semaine qui s'en vient, mais je suis résolue : pas de crise phénoménale dimanche. Ok, peut-être vais-je me permettre un peu plus que d'habitude, mais je veux plus monter à 5000 calories et plus en une journée. Et avoir l'estomac trop plein. Et continuer quand même de manger tout ce qui me tombe sous la main. Et me sentir comme une merde le lendemain.

Je vise un équilibre. J'espère le retrouver cette fin de semaine-ci.



C'est le retour des kanos kawaii !!

 

16:55 Écrit par RubbaDucky | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

29/06/2006

Jeudi 29 juin 2006

I'm smiling :)
Bah ouais, on peut pas toujours pleurer.

Je tente de prendre du recul face à mes angoisses. 
Et surtout : contre quoi je me bats au juste ?

J'ai l'impression de me garder les deux pieds fermes dans les TCA parce que c'est MA maladie. Ça me donne une raison de soupirer, de pleurer, d'expliquer tout ce qui va mal dans ma vie.
Je ne suis plus malade dans le fond. Si je crise, c'est parce que je le veux bien, je la planifie, je vais même acheter ce qui me tente et je mets de côté ma faim complètement pour me gaver encore et encore... jusqu'à ce que je m'écoeure, me trouve dégueulasse et grosse.

Mais en dehors de cette crise quotidienne, aucun de ces sentiments, ni même un dégoût véritable pour mon corps ne se fait sentir.
Je me regarde, je me trouve jolie, je me trouve bien dans mes vêtements.
Je ne suis pas mal à l'aise de sortir.
Je pense plus ou moins à mon foutu poids, que celui-ci me plaise ou non.
En fait, mon poids présent me plait vraiment, même si la tentation de descendre plus bas est là...
Oui, c'est important que je me pèse le matin (116 ce matin), mais que puis-je faire s'il ne me plait pas ? Attendre, patienter et perdre tranquillement. Même en jeûnant toute la journée, je ne perdrais pas plus et je risquerais de criser même. Et quand on y pense, c'est si peu et si facilement reperdu lorsque c'est fait correctement...
Je ne veux pas maigrir, ni grossir, je veux juste maintenir. Mais un écart de 2-3 lbs, cela s'appelle également un maintien... Je dois me rentrer cela dans la tête. Mon poids ne sera jamais un chiffre stable, fixe, sans variation. Comme mon chum me disait, je dois me donner une marge à respecter.

Je suis encore déprimée, souvent, mais est-ce parce que je suis angoissée à propos de la nourriture ou par mon poids ?
Non. Vraiment pas.

Je pleure parce que je me sens perdue, que je ne sais pas quoi faire avec ma vie, que j'ai le sentiment que tout me file entre les mains. Une des racines de mes TCA, mais qui peut être aussi bien dissociée maintenant. Je suis une personne avant tout et je peux éprouver de la tristesse, de la colère, etc. sans me jeter sur la bouffe pour étouffer ces émotions négatives.

Je compte mes calories.
Mais est-ce que je m'en veux d'avoir mangé 200 calories de plus que ce que je m'étais permise ? Non. Je m'en fous, tant pis, je me reprendrai demain.
Je ne m'inquiète jamais en bas de 2000 calories.
Si je franchis cette limite psychologique, je commence à stresser et avoir peur d'un résultat désastreux sur la balance. Mais je ne m'en voudrai pas toute la journée, que puis-je faire ? C'est fait, c'est avalé, ça a été apprécié. Alors voilà, y a plus rien à faire sauf attendre au lendemain.

Je psychote quand je vais manger chez belle-maman. Oui... mais est-ce que je refuse de manger totalement ? Jamais. Avant, je l'aurais fait, ou j'aurais piqué une crise de nerfs à chaque fois que les mots "souper chez ma belle-mère" à chaque fois qu'ils auraient été prononcés.

Je m'entraine tous les jours. Sauf le dimanche :)
C'est peut-être un peu fou, mais c'est une habitude de vie que j'ai prise et que j'aime. Y a pas juste le nb de calories que je brûle qui m'intéresse. Je jase avec les gens, j'écoute de la musique, je m'évade de ce monde le temps de 40 minutes. Parce que ça fait du bien de décrocher et de se dépenser, j'ai toujours aimé l'activité physique.
Et si je saute une journée ? Bah je me sens un peu mal, paresseuse surtout, mais si je suis vraiment crevée, j'en profite en me reposant à la maison et en me disant que mon corps va tout simplement apprécié ce moment de repos que je lui donne.

Je ne suis pas une brebis, que ma soeur m'a dit.
J'aime bien l'image.
Un pauvre animal sans défense, enfermé dans un patûrage rempli de nourriture. Hum... c'est moi ça.
Sauf que je suis également le fermier qui l'a enfermé là avec la nourriture. Je me retiens prisonnière moi-même.
Je suis ma propre censure, mon propre bourreau.

Pourquoi ?
J'ai pas vraiment encore trouvé le pourquoi :S
Bon, y a le manque de confiance, le désir d'être parfaite, de tout réussir, donc de me punir à la moindre erreur...
Je suis une dualité.
L'élève et le maître.
Le bien et le mal.
La raison et la passion.

J'ai besoin de faire le point sur ce que je suis maintenant, pour me rendre compte où j'en suis rendue.
Et je suis rendue à la dernière marche.
L'étage est presque franchie, mais j'hésite encore de passer au second niveau. Parce que j'ai peur évidemment.
Parce que je suis bien en quelque sorte dans ce comportement qui me colle à la peau depuis 7 ans. C'est une partie de moi qui va disparaître si je décide de mettre une croix sur ces 7 dernières années. Et je ne veux pas effacer, je ne suis pas prête à oublier, à tout laisser. J'ai un certain confort dans cette maladie, un attachement, une sécurité.

Je veux me souvenir, je veux continuer de souffrir encore un peu ?
Peut-être pas, ça ressemble un peu à ça, mais c'est pas aussi simple. 
Différente des autres toujours.
Mon petit bobo à moi.
Ma faiblesse.
Ce qui fait de moi quelqu'un d'humain.
Je me sens plus "normale" en souffrant de quelque chose...

Alors si je regarde tout ce que je suis maintenant, comparé à avant...
Je me bats contre rien.
Contre de vieux souvenirs, de vieilles habitudes, mais qui, si je le voulais vraiment, disparaitraient.
Je suis satisfaite de ma vie, je m'apprécie et prend beaucoup plus le temps de m'écouter. Je cherche encore quelque de plus gros, mais est-ce que cette chose me rendrait vraiment plus heureuse ?

Pourquoi est-ce que je me plains toujours ?
J'ai un chum fantastique pour moi, une soeur qui est ma meilleure amie et à qui je peux tout confier, des parents toujours prêts à aider, un job que j'aime (même si je déteste mon patron), un bon salaire, un appart, une voiture, de l'argent mis de côté, des talents utiles, une apparence physique agréable à regarder, des amis avec qui j'aime bien déconner, des loisirs valorisants...

Ai-je vraiment besoin de me plaindre de quelque chose ?
Qu'a-t-on besoin dans la vie pour être heureux ?
De l'amitié, de l'amour, du support, de la valorisation...

J'ai le kit complet en main et je trouve le moyen de dire que ma vie est horrible quelques fois.
Gomen nasai pour tout ceux qui m'écoutent me plaindre...

Je serai toujours une TCAienne, par mon caractère, mes comportements, mes réactions... C'est en moi, mais je réussis maintenant à gérer tout ça pour pouvoir avoir une vie "normale", voir des gens, sortir, aller au resto...

Jamais plus je ne serai une victime.
Ma victime.

21:26 Écrit par RubbaDucky dans Calor-obsession | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

28/06/2006

Mercredi 28 juin 2006

Foutue pluie
Le ciel se déverse, je veux du soleil.

Mon appétit est revenue vers 17h hier soir. Enfin, ça a pris au moins 12h à mon petit estomac pour digérer tout ce que je lui ai donné.

J'ai même pas atteint les 1200 dans toute ma journée, je me suis pas levée durant la nuit et ce matin, la balance affichait 120 avec un petit air supérieur.
Je te hais sale balance !

Et si d'ici samedi, je réussissais pas à revenir à mon poids habituel ?
Et si je crisais encore tout le week-end ?
Et si je devenais tout à coup énorme ?
Et si... et si j'étais tout simplement conne d'avoir peur ?

Je sais pertinemment que ma différence de poids ne parait pas. Pas assez significatif, un petit 5 lbs de plus ou de moins...
Mais MOI, quand je me regarde, je me vois immense, grosse, sale, laide. 
Et mon chum qui va me dire : "Ah cool, tu remontes, c'est bien ça, je vais pouvoir cesser de m'inquiéter."

S'inquiéter de quoi ??
Je suis loin d'être maigre ou squelettique. J'ai de la marge.
Ce qui m'énerve le plus, ce sont des répliques comme ça.
Comme si, pour moi, c'était interdit d'être mince, de perdre du poids à cause de mes antécédents d'anorexique.
Étiquetée à vie.
Y a plein de filles qui pèsent à peine 100 lbs, qui mangent et personne en fait de cas, mais MOI, j'ai pas le droit. Je dois me tenir au-dessus de la moyenne, j'ai pas le droit de descendre en-dessous de 110 sinon je me fais taper les doigts. C'est mon corps, laissez-moi faire ce que je veux avec, personne a à décider combien je dois peser...
Désolée, coup de gueule, j'ai pas raison de voir les choses comme ça, mais chaque fois qu'on me sort un commentaire du genre, j'enrage, parce que ça sonne comme ça à mes oreilles.
Sois grosse, tais-toi et assume.

Un putain de chiffre qui veut rien dire.
Ah ouais ? Les autres s'inquiètent lorsque j'approche du 110. Heureusement que le chiffre veut rien dire...

Vais-je un jour pouvoir me voir comme je le suis réellement ?
Pas avec ma vision déformée de TCAienne.
Qui me fait croire que j'ai un cul énorme, des cuisses trop enrobées et des seins minables. Et des bras mous.
Qu'au lendemain d'une crise, je me trouve moche.
Alors que la veille, j'étais une bombe et pleine d'assurance envers mon corps.
Je t'aime, je te déteste, je te détruis.

Arrêtons le chialage, je dois cesser de ressasser des idées noires, ça ne fait que rendre tout plus pénible. Allez, je pense à autre chose qu'à ce chiffre horrible, je mets de côté mon corps pour la journée et je souris en pensant à ce qui me rend heureuse. Ouf...

16:01 Écrit par RubbaDucky dans Watch out ! | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |