29/05/2006

"J'ai tout donné au soleil, tout, sauf mon ombre"

De retour de ce merveilleux week-end !!
Il a fait trop beau et trop chaud, le printemps (l'été même je dirais) est enfin arrivé pour de bon et j'adore cette période de l'année.

Samedi, je me suis levée avec un air bête et la tête pleine de contradictions. Ah les SPM... J'ai été d'une humeur désagréable et irritante jusqu'à l'heure du souper. Je sais pas pourquoi, des fois, je prends presque plaisir à être maussade et chiante. Juste pour le plaisir de contredire tout le monde, pour chialer contre tout, bref, une vraie plaie.

Ça a commencé parce que je me suis levée avant mon chum. Il était déjà 13h, alors je me dis que je vais aller m'entrainer avant qu'il se lève et après on va pouvoir faire quelque chose ensemble. Et je voulais aussi aller me peser avant sa levée... Je suis donc dans la salle de bains et Monsieur décide qu'il se lève maintenant. J'ai un petit pincement d'irritation, mais je décide de laisser tomber la pesée, ainsi que d'aller m'entrainer. Puis mon amie appelle et me jase un peu. Mon chum, qui ne peut accepter on dirait que je porte de l'attention à quelqu'un d'autre, se met à me parler en même temps, à faire des conneries, bref, m'énerve. La discussion se termine avec une invitation de sortir avec elle samedi soir prochain à La Boom avec ses amies pour la fin de son DEC. Moi, toute contente d'aller danser, j'accepte et raccroche.

Quand je dis à mon chum que samedi prochain, je sors, il se met à chialer et bouder. Que je lui pique le seul soir de fin de semaine qu'on a ensemble, que le samedi c'est sacré, qu'il trouve ça plate de ma part de sortir alors que lui est à la maison, qu'il a peur que je couche avec un autre gars (WTF???!)...

Je pète la coche.

Merde, je sors pratiquement jamais parce que je sais que mon chum n'aime pas plus que ça sortir dans les bars, encore moins dans les bars hip-hop, alors je le laisse tranquille avec ça. Mais si en plus, je dois me priver de sortir avec mes amies une fois de temps en temps, là ça m'énerve. J'ai l'impression de passer mon temps à refouler ce que je veux vraiment faire. Je passe des soirées entières à regarder des films, des fois, j'ai envie de faire changement et d'aller me branler les fesses dans un club avec mes amies. Mon chum ne comprend tout simplement pas pourquoi je veux aller dans un bar où les gars ne pensent qu'à se ramener une fille pour la nuit. Et ce qui m'insulte le plus, c'est qu'il croit que je suis du genre à me ramener un mec ou coucher avec un gars, comme ça, sans vraiment le connaître, juste pour le trip... Pourtant, il sait bien que j'ai des valeurs et que JAMAIS, tant que je serai avec lui, je ne ferai ça. J'en serais totalement incapable, je bloquerais c'est clair, même si le gars était le plus beau au monde.

Insultée, j'ai eu une soudaine envie de criser, mais vraiment... Je me suis dit que c'était con de criser juste pour ça, mais ça me faisait chier. J'ai donc mis les points clairs et j'ai dis que je ne cèderais pas. Et on est allé au centre commercial pour aller enlever la pouille de mon chum (enfin !). J'ai erré dans les boutiques, avec la pensée qui tournait en rond dans la tête de me jeter à La Bonbonnière et de me gaver de bonbons ou d'aller m'empiffrer de muffins dans un café. J'ai résisté, je suis allée m'asseoir dehors pour respirer et penser à autre chose. Je déteste quand ça fait ça...

Finalement, l'envie de crise a passé et nous sommes retournés à la maison, où je suis allée faire un petit jogging dehors avec mon iPod. Il faisait chaud, je me tenais à l'ombre, mais au bout de 3 minutes, j'avais déjà la face rouge et la sueur qui me couvrait le front. Mais ça me soulageait d'aller courir, ça enlevait un stress immense qui me serrait la gorge, qui me mettait de mauvaise humeur. Et en même temps, je bronzais :D Malheureusement, aussi fiable que d'habitude, mon iPod m'a lâché après 10 min de jogging et moi sans musique, j'ai pas grand motivation, alors je suis revenue à la maison en marchant et avec l'idée d'une grosse bouteille d'eau froide dans la tête.

J'étais de meilleure humeur au retour et je suis allée m'excuser à mon chum, qui bien sûr, jouait à l'ordinateur. Je sais pas ce qui me prend des fois, mais j'ai un besoin de cracher ma colère, ma peine, tout ce qui se cache en moi à tout le monde. Et bien sûr, les personnes que j'aime le plus héritent souvent de ces accès de rage et doivent endurer mes émotions à fleur de peau.
Désolée, j'essaie vraiment de me contrôler, mais j'ai quelques fois juste envie d'être méchante et bête... :(

Après un bon souper et un film, nous sommes allés rejoindre des amis pour sortir. J'ai dérapé un peu avec la bouffe, avec la double Mars que j'ai mangée au cinéma et le paquet de Starbust enfilé en moins de 2 après un arrêt au dépanneur, mais j'étais encore dans ma "limite", alors pas de drame. Malgré une entrée remarquable dans un sens unique, nous sommes finalement arrivés au 1957.

Deuxième épreuve de la soirée.
Je ne bois pratiquement jamais quand je sors; un, parce que je conduis; deux, y a des calories dans l'alcool... Et pour moi, ce sont des calories inutiles. Mais cette fois-ci, je me suis laissée tenter par un cappucino glacé avec du Tia Maria. Parce que je voulais pas commander juste un Coke Diet alors que tous les autres commandent de l'alcool et que je serve l'habituelle excuse : "Bah, c'est parce que je conduis..." Et c'était bon, je me sentais tout à coup comme une fille normale de 22 ans qui prend un verre avec ses amis un samedi soir :D

Retour à la maison et arrêt au Tim, parce que ça fait une semaine que je veux une bagatelle Forêt Noire. J'avais même pas faim, c'est par pure gourmandise que j'ai fait ça. Je me demande toujours si c'est bien que je fasse ça, manger sans avoir faim, mais bon, j'en avais trop envie. Je considère ça comme de la faiblesse, mais la faiblesse est humaine :)

Dimanche. Je me lève crevée, même si j'ai dormi un gros 8h. Il est déjà 13h et j'ai la flemme de me laver les cheveux et de commencer ma journée. Je fais un peu de ménage et finalement, à 14h30, je suis prête à pouvoir sortir dehors. Je veux aller chez mes parents, il fait encore beau dehors et je veux me faire bronzer. Il fait aussi chaud dans l'appart que dehors, mon chum installe l'air climatisé. On va être bien ce soir pour dormir...

J'adore quand il faut chaud dehors. Je sais pas pourquoi, j'aime me promener dehors, sentir le soleil réchauffer ma peau. Tout est plus relax, mon stress tombe, je pourrais passer ma journée écrasée au soleil et je ne me sentirais pas coupable. L'été me rappelle plein de souvenirs doux, j'aime l'odeur des BBQ, m'étendre dans le gazon, plonger les pieds dans l'eau froide de la piscine... :) Vive l'été.

On partage un Mr Freeze au citron pour la route, j'ai réussi à obtenir de mon chum qu'on aille chez mes parents à pieds. On discute, on se fait bronzer en attendant de faire le BBQ. Je mange sans calculer (wow !!) et sans me poser trop de questions. J'aime quand c'est simple comme ça. Puis, après le dessert, je sens que ça va dégénérer. Que le calme présent abrite une tempête... y a trop de bouffe ici !! Trop de bonnes choses qui me font envie... Je me souviens à quel point je crisais souvent lorsque j'étais chez mes parents, incapable de résister à toute la bonne bouffe qu'ils ont. Je me retiens, on va prendre un thé dehors. Je vais tenir bon, je dois pas criser ici.

J'avais également demandé à mon chum la veille si on pouvait aller prendre une crème glacée, la première officielle de l'été (printemps, whatever) alors je veux pas tout foutre en l'air avant. Je tiens bon, on prend une marche jusqu'à la crèmière. Je décide de me gâter et choisis le carré au chocolat... Mon coeur fait un tour : il y a 4 morceaux de brownies, un montagne de crème glacée, plein de sauce au chocolat, de la crème fouettée et une cerise. Je pensais pas que c'était aussi gros. Ça fait une montagne de calories... tant pis. Ça a l'air délicieux et c'est tellement rare que j'en mange. On reprend la route de l'appart avec notre crème glacée respective. Le coeur me lève avant que j'ai eu le temps de finir. Je me force encore un peu, mais je suis obligée d'en laisser, sinon je me rends pas à l'apprt. Dommage... :(

Et là, ça casse. Je vais me chercher deux petits sachets de bonbons au dépanneur pour la soirée. Je les mange devant un film, puis c'est un paquet de galettes de riz au chocolat et un peu de pain. Je peux plus m'arrêter, je dois aller me coucher avant que ça ne s'empire. Heureusement, y a presque rien à bouffer d'intéressant à la maison, alors je suis limitée dans ma crise. Je vais me coucher, je tourne en rond. Ma tête n'arrête pas, mon cerveau ne veut pas se mettre à off. L'air climatisé fait un bruit d'enfer, j'ai de la difficulté à trouver le sommeil avec tout le vacarme que ça fait, mais au moins, je suis à la fraicheur.

Finalement, je m'endors pour 30 minutes, me réveille la bouche sèche et dans le but de continuer ma crise. Je me lève, mais mon chum vient me rejoindre dans la cuisine, me fait des câlins et m'interdit de manger. Je le hais, je veux criser, laisse-moi tranquille !! Je suis mélangée, je sais pas ce que je veux. Je suis reconnaissante qu'il soit là, mais en même temps, une partie de moi souhaite le voir disparaître. Je retourne me coucher, puis attends qu'il retourne dans la chambre d'ordinateurs et referme la porte. Je me lève sur la pointe des pieds. Je me glisse jusqu'à la porte. Je teste le plancher, ça craque. Il va m'entendre. Avant, chez mes parents, je poussais l'arrogance à me lever durant la nuit, à essayer de ne faire aucun bruit pour aller chercher de la bouffe. Je ne peux pas me résoudre à faire pareil. Je vais avoir trop honte s'il me prend la main dans le sac. Mais j'ai une envie incroyable de pain avec du beurre. :S Je finis par oublier mon plan et j'essaie de me concentrer sur autre chose. Je m'endors, tourmentée, je tourne en rond, j'ai hâte à demain matin.

Je me suis levée ce matin avec la gorge en feu, l'air climatisé j'imagine. Et j'ai pas crisé le reste de la nuit. Je me suis juste levée pour aller prendre une poignée de céréales. Et ce matin, pesée à jeun, pratiquement rien de pris. Wow, je suis étonnée, j'imagine que demain je vais avoir une mauvaise surprise sur la balance... Mais j'ai remarqué que lorsque j'ai mes règles, je prends moins facilement... à moins que ce ne soit une fausse illusion ou une simple coïncidence.

Une autre semaine commence, le temps passe trop vite.

16:09 Écrit par RubbaDucky | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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