21/05/2006

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Dimanche matin. 7h.
Il fait soleil ! Un méga soleil d'été, chaud et lumineux, comme ça fait longtemps que j'ai pas vu. Je me rendors.

10h36. Il pleut.
Une autre journée vedge, mais qui bizarrement, me plaît drôlement parce que je garde ma petite routine : entrainement, pas d'attentes spéciales, donc pas de crises parce que je suis déçue.

Hier, ça a été relativement bien. Mes parents nous ont invité moi et mon chum au Pizza Hut. Miam :) Trop bon la Pizza Hut. J'avais peur de criser, de me jeter sur la pizza, mais j'ai été sage et raisonnable. Lorsque j'ai senti que j'avais plus faim, j'ai arrêté de manger. Wow, faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé durant une fin de semaine !

Durant la soirée, j'ai peut-être abusé un peu sur le chocolat, mais rien de trop grave. Résultat ce matin malgré deux levées durant la nuit : 114. Je comprends plus rien. Faut pas que j'essaie de comprendre ;)

Donc, aujourd'hui, comme hier j'ai fait un peu la paresseuse, j'ai encore nettoyer la litière du furet sur ma liste, mais j'aimerais bien aussi dessiner un peu. Je ne prends plus le temps de dessiner, moi qui passait son temps à faire ça avant. Et pourtant, j'aime encore ça, mais je n'ai juste plus d'inspiration. Ah vieillir, on perd notre créativité, notre imagination :P

Des fois, je me demande si je fais les bons choix. Si je suis comme je l'imagine. Je suis tellement en doute perpétuel, pourquoi suis-je incapable d'être sûre de moi ? Parce que mes parents ont toujours été derrière moi, à me supporter et que je n'ai jamais su prendre moi-même mes décisions ? Parce que l'avis des autres est primordial pour moi et en même temps, me détruit ?

J'aimerais un jour, pouvoir affirmer quelque chose, que quelqu'un me contredise et que malgré la personne et le sujet, je tienne mon bout et je continue à affirmer ce que je crois. Sans même avoir une lueur de doute qui me traverse l'esprit. Tellement peur de décevoir, de déplaire... et tellement d'attentes vis-à-vis certaines situations. Et comme je ne veux rien imposer à personne, pour ne pas être déplaisante, je me tais, je tais mes envies et mes suggestions, la soirée passe et je regrette de ne pas savoir dire ce que j'ai en tête. Et je me sens fâchée, frustrée. Contre l'autre... alors que la seule personne à blâmer c'est moi. Moi qui ne sait ouvrir sa bouche quand c'est le temps. Moi qui vit dans une continuelle prison, qui s'auto-censure. Je suis mon geolier, je suis mon gardien de prison... et je ne fais rien pour me défendre ou me sauver.

Pourtant, j'ai beaucoup travaillé ce point avec ma psy. Apprendre à exprimer ce que je veux et ce que je suis. C'est mieux qu'avant, c'est clair, mais il y a tellement de travail encore. Il y a des situations, lorsque je me sens bien à l'aise, où je réussis à être moi à 100%. Mais souvent, les autres m'impressionnent, me font peur et du coup, je me ferme la gueule et je deviens la petite fille maladivement timide, qui dit des conneries parce qu'elle est pas sûre d'elle, qui agit maladroitement parce qu'elle ne sait prendre place.

Je dois apprendre à rester moi, peu importe les gens et les situations, mais comme je suis comme ça depuis que je suis entrée en contact avec d'autres gens que ma famille, c'est difficile. Cela date de loin, tout mon comportement, mes failles, mes faiblesses datent de si loin... je dois corriger des traits qui font partie de moi, mais qui me rongent et m'empêchent d'être parfaitement heureuse. Le sentiment de ne pas être à ma place, d'être lourde et maladroite remonte à mon entrée scolaire, à 5 ans. Et maintenant, à 22 ans, je souffre toujours et j'ai hâte de pouvoir dire que je suis moi complètement.

Bon, assez de bla bla et de propos désespérants. :)

17:03 Écrit par RubbaDucky | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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